Avec
Janine Magnan, Claude Lelouch et Amidou
Film
français
Genre :
étude de moeurs
Durée :
1h20
Année
de production : 1960
Chez
des amis, Claude fait la connaissance de Janine. Les deux jeunes gens
passent la journée ensemble à errer dans Paris, du café à la
Foire du Trône, ensemble ou chacun de son côté. Exploration de la
construction d'un couple à partir de deux singularités.
Le
film est le premier long métrage de Claude Lelouch, et fut un échec
commercial total. Toutes les copies auraient été détruites par
Claude Lelouch...
Avec
Guy Mairesse, Janine Magnan, Jean Franval, Richard Saint-Bris,
France NoëlleFilm
français.Genre :
comédieDurée :
1h22Année
de production : 1962Un sadique s'évade de prison. Sur la route, il prend en auto-stop une jeune femme. Dans une auberge, le patron prévient les policiers et tente de les retarder. Le couple parvient à s'échapper. Mais lorsqu'ils s'arrêtent dans un hôtel pour la nuit, la police ne va pas tarder.Après
"Le propre de l’homme" qui fut l’échec des échecs,
Claude Lelouch sort en 1962 son deuxième long-métrage. Un film qui
a été fait à l’époque avec moins de 100 000 francs! Donc,
c'était vraiment le long-mètrage le moins cher qu'on pouvait faire
en 1962, tourné en seulement deux semaines, avec les moyens du bord
et avec les acteurs que le cinéaste avait sous la main dont Janine
Magnan qui avait déjà tourné dans "Le propre de l’homme".
De plus, "L'Amour avec des si" n'est jamais sorti en France
mais a miraculeusement enthousiasmé la critique suédoise à tel
point qu'Ingmar Bergman a trouvé le film de Lelouch formidable! Et
du coup, "L'Amour avec des si" a fait un carton en Suède
et ce sont finalement les Suédois qui ont révélé Claude Lelouch !
Tourné dans les paysages du côté de Boulogne sur Mer dans une
France totalement enneigée, on reconnaît de suite le style (et les
tics de mise en scène) de Lelouch qui impose sa façon de filmer et
qui va être la sienne durablement!

Avec
Jean Yanne, Gérard Sire, Jean Lescot, Janine Magnan, Richard
Saint-Bris
Film
français.
Genre :
comédie
Durée :
1h26
Année
de production : 1963
A
la fois documentaire et film de fiction, LA FEMME SPECTACLE dénonce
la société moderne qui fait de la femme une marchandise, un objet,
un instrument de travail ou de plaisir, à travers les instituts
d'esthétique, les magazines de mode, les boîtes de nuit et les
strip-teases. Monde nouveau, bien étrange, où la femme banale
s’efforce d’être femme fatale, où la femme amoureuse devient
meurtrière, où la strip-teaseuse s’avère être un travesti.
Enfin, un monde où la femme de tous les jours est un spectacle
permanent.
La
Femme spectacle fut censuré pour ses jugements misogynes.
Le film sera remonté. Claude Lelouch avoue que c’est le film dont
il a le plus honte « J’ai trahi ce que j’aimais le
plus au monde, les femmes, et le cinéma. »

Avec
Janine Magnan, Jean-Pierre Kalfon, Pierre Barouh, Amidou
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
1h45
Année
de production : 1964
Las
de leur quotidien, quatre ouvriers décident de se lancer dans le
banditisme et créent une « école » du crime.
Avec
Une fille et des fusils, tourné en trois semaines avec une
bande de copains, Claude Lelouch trouve un premier public et obtient
un succès d'estime avec ce film, inspiré des thrillers américains.
Une sympathique comédie débonnaire centrée sur le talent des
acteurs.

Avec
Anouk Aimée, Jean-Louis Trintignant, Pierre Barouh
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
1h40
Année
de production : 1966
Deux
veufs se rencontrent et finissent par s’aimer.
Avec
Un homme et une femme, dans lequel Jean-Louis Trintignant et Anouk
Aimée vivent une passion amoureuse sur la plage de Deauville, Claude
Lelouch connaît brusquement la gloire en 1966. Palme d'Or au
Festival de Cannes et couronné par deux Oscars, le film -qui donnera
lieu à une suite 20 ans plus tard- étonne par son style pris sur le
vif, dû à la spontanéité des comédiens (qui ne connaissent leurs
répliques qu'au dernier moment) et à la virtuosité d'un filmage en
caméra légère. Cette méthode deviendra la marque de fabrique d'un
cinéaste qui se frottera à différents genres. Impossible en tout
cas de ne pas fredonner « Chabadabada » en revoyant ce
gros succès.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Yves Montand, Annie Girardot, Candice Bergen, Irène Tunc, Anouk
Ferjac
Film
français
Genre :
drame
Durée :
2h10
Année
de production : 1967
Un
grand reporter songe à refaire sa vie avec une étudiante
américaine, au grand dam de sa femme qui finit par le quitter,
lassée par ses infidélités.
Après
« Un homme et une femme », Lelouch réalise ce drame
entrecoupé de scènes de reportage choc. Pendant le tournage, il
tombe amoureux de la comédienne Annie Girardot avec qui il vivra une
histoire d’amour, gardée longtemps secrète.Vivre
pour vivre récolte de nombreux prix, dont le Grand Prix du
Cinéma Français, et le Golden Globe du meilleur film étranger. On
demande alors à Claude Lelouch de réaliser le documentaire officiel
des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968.

Réalisé
par Joris Ivens, Claude Lelouch, Alain Resnais, Agnès Varda, Chris
Marker, Jean-Luc Godard et William Klein
Film
français
Genre :
documentaire
Durée :
2h
Année
de production : 1967
En
1967, Fidel Castro décrète cette année comme celle du Vietnam.
Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Chris Marker, Alain
Resnais, Agnès Varda, Jean-Luc Godard, décident de répondre à cet
appel et d’affirmer leur soutien au peuple vietnamien en lutte
contre les USA.
L’objectif
n’était pas de réaliser un documentaire sur le Vietnam, mais de
susciter un questionnement autour de cette guerre impérialiste. Le
film est d'abord sélectionné en août 1967 au festival
de Montréal, puis
est programmé le 30 septembre au Lincoln
Center de New
York où il obtient un accueil triomphal de la part du
public, mais une réaction hostile de la presse.
En France, la première projection a lieu le 18 octobre
1967 à Besançon devant
les ouvriers de l'usine Rhodiaceta,
et s'achève par un débat en présence d'Alain
Resnais, William
Klein et Jacqueline
Meppiel. Le 9 décembre 1967, Loin du Vietnam est
présenté à Paris dans la grande salle du TNP au Palais de Chaillot
à l'invitation de son directeur Georges Wilson et en présence de
Maï Van Bo, Délégué Général de la République
démocratique du Viêt Nam. À l'issue de la projection, un
débat est organisé entre les 2 500 spectateurs et tous
les réalisateurs du film. À partir du 13 décembre, le film
est programmé dans quatre salles parisiennes, mais la mise à sac
du Kinopanorama le 21
décembre par un commando du groupe Occident,
puis plusieurs alertes à la bombe, condamnent définitivement sa
diffusion.
Réalisé
par Claude Lelouch, Guy Gilles, François Riechenbach
Film
français
Genre :
documentaire
Durée :
1h45
Année
de production : 1968
Claude
Lelouch avait filmé la compétition des j.o. d'hiver à Grenoble à
la demande du Comité international olympique. Le film
s’intitulait 13 Jours en France, soit les treize jours
d’épreuves, du 6 au 18 février 1968. Le
film était une commande du Comité international olympique. Les
Films 13 n’en possèdent aucune copie et Lelouch dit
à Libération : «Je l’ai donnée au CIO.» Qui,
à l’époque, ne l’a pas aimé du tout. Les commanditaires
rêvaient sans doute d’une ode à la grandeur du sport car
dans ce film où alternent compétitions sportives et images de la
vie privée des champions, on découvre les à-côtés des Jeux : les
ballets de Béjart, Johnny Hallyday et Sylvie Vartan, ou encore les
peintres de plein air. Mais souvent, le regard de Claude Lelouch et
de François Reichenbach se fait ironique. Le relais de la flamme
olympique à travers la France, la cérémonie d'inauguration donnent
lieu à une foule de détails humoristiques, curieux, insolites
quelquefois...
Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Amidou, Caroline Cellier, Janine Magnan, Lisette Bersy, Marcel
Bozzuffi
Film
français
Genre :
drame
Durée :
1h55
Année
de production : 1968
Après
une suite de crimes qui défraye la chronique, un jeune homme
au-dessus de tout soupçon reconnaît le meurtre de trois
prostituées. Il est condamné à mort.
Après
les succès de Un homme et
une femme (1966) et Vivre pour vivre (1967),
Claude Lelouch put mener à bien un projet plus personnel et moins
commercial, sans stars ni esbroufe, et qui apparaît
rétrospectivement comme l’une de ses meilleures œuvres. Sur le
papier, le récit s’apparente au film à thèse contre la peine
capitale, à l’instar de Nous
sommes tous des assassins (1952) d’André Cayatte ou La
dernière marche (1995) de Tim Robbins. Loin de la démarche
démonstrative de ces références, Lelouch opte pour l’essentiel,
à savoir le filmage de l’inhumanité de l’attente des couloirs
de la mort et de la barbarie de la guillotine. On est ici plus proche
du ton documentaire adopté par Nagisa Oshima dans La
pendaison (1966) ou Krzysztof Kieslowski dans Tu ne
tueras point (1988). Le réalisme des séquences judiciaires et
carcérales est d’ailleurs appuyé par le concours de
professionnels (policiers, avocats, juges, aumôniers...), et un
tournage évitant le plus que possible la reconstitution en studio.
Pourtant, on est aussi en terrain connu de la marque de fabrique
lelouchienne, cette histoire d’ « un homme, une femme,
une maîtresse » étant agrémentée de la musique légère de
Francis Lai et de passages un brin mélodramatiques, compensés
toutefois par une distanciation peu habituelle dans son cinéma.
Occultant les scènes de procès et l’histoire criminelle à
proprement parler, Lelouch préfère se concentrer sur un cas de
détresse et choisit un montage elliptique et des flash-back
récurrents : ils ne sont pas sans évoquer le Resnais de Je
t’aime, je t’aime ou le Sautet des Choses
de la vie, réalisés à la même époque. On appréciera
aussi la brève description du monde ouvrier de la fin des années
60, caractéristique du cinéma post-soixante-huitard, de Bernard
Paul à Alain Tanner, et qui donne ici une touche déterministe à
cette radioscopie d’un assassin. Il faut enfin souligner que
Lelouch est aussi (et surtout ?) un remarquable directeur
d’acteurs. Auprès de la délicieuse débutante Caroline Cellier et
de l’impeccable Marcel Bozzuffi en policier tenace, Amidou dans le
rôle principal est d’une rare sensibilité. Et l’on ne peut que
regretter que le cinéma français n’aie pas davantage utilisé son
talent subtil.


Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Annie Girardot, Jean-Paul Belmondo, Marcel Bozzuffi, Maria Pia Conte
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
1h55
Année
de production : 1969
Au
cours d'un tournage à Los Angeles, Henri, compositeur de musique de
films, tombe amoureux de Françoise, comédienne. Ils décident de
traverser ensemble les États-Unis. Leur voyage sera peuplé
d'aventures, de rencontres étonnantes, d'éclats de rire et de
drames…
Claude
Lelouch aime les couples et pour clore les années 60, après
avoir filmé un couple qui se redécouvre, puis un couple qui se
déchire, voici qu’avec « Un homme qui me plaît« , il
va mettre en scène une parenthèse dans la vie de deux personnes.
Une histoire d’amour, furtive ou non, entre un homme et une femme,
s’échappant, si l’on peut dire, le temps de quelques jours sur
un tournage mis en pause. Tenu par un couple de cinéma
magnifique, Annie Girardot/Jean Paul Belmondo, accompagné par
une BO bouleversante de Francis Lai, Claude Lelouch conclut
ses années 60 de la plus belle des manières.louch nous invite
au mystère et au suspens en plus de nous offrir un superbe aparté. « Un
homme qui me plaît« , c’est un scénario superbe, un
scénario qui prend le temps des regards, qui prend le temps de faire
naître cette idylle, qui prend le temps de prendre son temps. Claude
Lelouch nous entraîne totalement dans cette rencontre, dans ce
road trip qui offre des scènes et des mouvements marquants. Souvent,
on sourit, souvent, on rit, et tout le temps, on est maintenu un peu
comme ces personnages, en apesanteur. D’une nuit d’amour à Las
Vegas à une échappée folle et onirique dans le désert de
l’Arizona. De New-York au tarmac d’un aéroport à Nice, De Paris
à Rome, Claude Lelouch sublime ce moment, offrant une
leçon de romantisme, d’instantané, tenant son histoire jusqu’à
sa magnifique et déchirante conclusion.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Jean-Louis Trintignant, Charles Denner, Judith Magre
Film
français
Genre :
policier
Durée :
1h55
Année
de production : 1970
Simon,
condamné pour le kidnapping d'un enfant, parvient à s'évader de
prison. Il trouve une planque et reprend contact avec sa maîtresse
Martine et ses anciens complices. Et cherche un moyen de se venger de
Gallois, le père de l'enfant : celui-ci, ayant participé au coup
avant d'être trahi, avait été à l'origine de son arrestation...
Le
Voyou est la première contribution de Lelouch à la mythologie
du cinéma policier. Il porte son dévolu sur un personnage d’escroc
à la fois cynique et sympa, désagréable et séducteur,
formidablement interprété par Jean-Louis Trintignant. Le voyou du
titre possède toutes les qualités négatives de l’antihéros
selon Lelouch. Il se conduit comme un malotru avec les femmes,
utilise son intelligence à des fins malhonnêtes, ne pense qu’à
l’argent, est forcément apolitique. Pourtant, il établit la
synthèse, nouvelle à l’époque, entre l’esprit canaille à la
parisienne et le « cool » importé d’Amérique, Sacha
Guitry et Steve McQueen. Ce drôle de type, c’est bien Lelouch
lui-même, qui trouve en Trintignant un alter ego parfait. Le
Voyou se démarque d’une certaine tradition du polar français.
Lelouch remplace le pittoresque par le trivial. Il se distingue
également de la stylisation de Melville. Ce qui fait le charme du
film, c’est son mélange d’improvisation (les dialogues) qui le
rapproche d’un nouveau réalisme, et le goût de Lelouch pour les
constructions narratives sophistiquées. Le film est structuré en
deux parties. Ces deux parties sont chronologiquement inversées,
l’enlèvement de l’enfant ayant lieu avant l’évasion. Lelouch
s’amuse à imbriquer ces deux parties de manière à nous faire
croire que l’action en cours est dans le présent, alors qu’elle
se déroule dans le passé. Le cinéaste invente une sorte de
« flash-back au présent » et joue avec les différentes
temporalités du récit, sans jamais perdre l’attention du
spectateur. Lelouch retrouvera cette manière ludique de raconter la
préparation et l’exécution d’un coup particulièrement
audacieux dans La Bonne Année, l’un de ses meilleurs films. A
la fois virtuose et décontracté, Le Voyou peut être vu
comme un ancêtre tricolore de Pulp Fiction de Quentin
Tarantino.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Charles Gérard, Amidou, Jean Collomb, Catherine Allégret
Film
français
Genre :
comédie
Durée :
1h30
Année
de production : 1971
Trois
inséparables copains qui travaillent aux chantiers navals de La
Ciotat, fêtent à leur manière le départ de l’un d’entre eux,
qui se marie.
Tourné
en huit jours, avec un nouveau modèle de caméra 16 mm., le film n'a
coûté que 17 millions d'anciens francs. Ce délai et ce prix de
revient sont dérisoires, comparés à ceux des plus modestes
productions commerciales ordinaires. Lelouch, qui a l'intention de
réaliser d'autres films dans des conditions identiques, estime que
son exemple devrait apporter à de jeunes réalisateurs en mal de
moyens financiers la possibilité de s'exprimer. Smic,
Smac, Smoc est donc le résultat d'un pari. C'est un tour de force
qui ressemble à un tour de prestidigitation. Considéré sous cet
angle, le film prouve l'extraordinaire habileté de Lelouch, sa
virtuosité de cameraman, son sens inné du récit cinématographique
et ses qualités d'organisateur. A
ce fil conducteur du film, qui n'est guère plus qu'un prétexte,
s'accrochent une suite de sketches où le dialogue joue un rôle
primordial et que domine de sa stature et de son bagout Charles
Gérard, dont Lelouch avait découvert le talent dans le Voyou, et
qui se révèle ici un irrésistible meneur de jeu. On reprochera
sans doute Lelouch d'avoir parfois cédé à la facilité. Il est
exact que certaines plaisanteries sont un peu grosses et qu'il entre
pas mal de complaisance dans cette caricature de braves types "
bien de chez nous ". Mais l'ensemble est cocasse, savoureux,
avec des éclairs de poésie (les scènes du cabanon, qui semblent
inspirées de Renoir), et il serait, de toute manière, absurde de
prendre au sérieux ce qui, répétons-le, n'est qu'une pochade, un
simple impromptu cinématographique.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Lino Ventura, Charles Denner, Charles Gérard, Johnny Halliday,
Jacques Brel, Aldo Maccione
Film
français
Genre :
comédie
Durée :
2h
Année
de production : 1972
Trois
truands déconcertés de ne plus trouver l’argent dans les banques
décident de se spécialiser dans l’enlèvement de personnalités.
Rassemblant
une affiche réjouissante, Claude Lelouch met en scène des aventures
mouvementées et souvent amusantes. Aussi
loufoque que brouillon, le film accusé d’être affreusement
réactionnaire à sa sortie en 1972 doit être pris pour ce
qu’il est : une impayable plaisanterie, avec une sacrée brochette
d’acteurs. L’aventure,
c’est l’aventure est un régal de comédie vintage. Mais,
avouons-le, le scénario du quinzième long métrage de Claude
Lelouch n’est
pas des plus organisé – un film de Lelouch, quoi.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Lino Ventura, Françoise Fabian, André Falcon, Charles Gérard
Film
français
Genre :
policier
Durée :
1h55
Année
de production : 1973
A
sa sortie de prison, un truand part retrouver sa femme. Il s’aperçoit
qu’elle l’a remplacé.
Une
comédie sentimentale au charme reposant sur l’opposition de deux
personnages formidablement interprétés par Françoise Fabian et
Lino Ventura. Quoi qu’on pense de la carrière de son auteur,
souvent mal aimé des cinéphiles français, La Bonne Année est
un film extraordinaire. Au-delà de sa volonté de confronter un
voyou machiste à un personnage de femme libérée, sujet dans l’air
du temps au début des années 70, La Bonne Année est
l’exemple le plus probant de la virtuosité de Lelouch qui donne
ici le meilleur de lui-même. L’alchimie est parfaite. Le cinéaste
trouve l’équilibre parfait entre son goût de l’improvisation,
un duo d’acteurs irrésistibles (Lino Ventura et Françoise
Fabian), un scénario astucieux et une mise en scène réglée au
millimètre. C’est un titre à part dans la longue et inégale
filmographie du cinéaste, qui possède un pouvoir de séduction
exceptionnel et impressionne par son harmonie. On y sent à chaque
plan le plaisir de filmer mais aussi une inspiration sans limite, et
des idées qui visent juste. La Bonne Année rappelle,
avec Le Voyou et La Vie, l’amour, la mort, que
Lelouch a utilisé de manière profondément originale le flash-back
dans ses films des années 70. La Bonne Année mélange
avec beaucoup d’inventivité différentes natures d’images. Ainsi
le film débute-t-il de manière ironique par la fin d’Un homme et
une femme, projeté devant un public de prisonniers, qui le sifflent.
Plus tard, Lelouch insère dans son montage des images mentales qui
montrent des versions alternatives de l’action. Le cinéaste joue
également sur la confusion entre passé et présent, retours en
arrière et bonds en avant grâce à l’utilisation du noir et blanc
et de la couleur. La Bonne Année regorge de trouvailles
sidérantes, qui montrent un Lelouch maître de sa matière narrative
et de son écriture temporelle, capable de faire passer plusieurs
années de prison et une tranche d’Histoire de France avec un
carton noir et deux ou trois phrases. Comédie loufoque, romance
sociologique, film noir, La Bonne Année est tout ça à la
fois. Lelouch réitère son affection pour les voyous, les couples de
maîtres et de valets, les rencontres improbables et les histoires
d’amour impossible. La Bonne Année réinvente avec
jubilation les codes du polar français avec la préparation à la
fois minutieuse et rocambolesque du « premier casse
psychologique », avec des plans que n’aurait pas renié
Jean-Pierre Melville, mais avec beaucoup plus d’humour et
d’excentricité. Il n’est pas anodin que La Bonne
Année compte parmi les films français préférés de Stanley
Kubrick, William Friedkin ou Sydney Pollack. Lelouch y marie
l’expérimentation et l’émotion, y raconte une histoire simple
avec des personnages attachants mais dont la structure et la
chronologie se révèlent ludiques et savantes. La Bonne
Année tient une place à part dans la filmographie de Lelouch
mais aussi du cinéma français. C’est l’exemple parfait du film
d’auteur populaire, un cas d’école dont la réussite tient du
miracle et dont la recette n’est pas reproductible.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Marthe Keller, André Dussollier, Charles Denner
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
2h25
Année
de production : 1974
De
1918 à l'an 2000, les péripéties d'une famille et notamment de la
dernière descendante, Sarah, enfant gâtée puis jeune femme
malheureuse en amour. La vie de celle-ci connaît un tournant le jour
où sa route croise celle de Simon, qui travaille dans la publicité.
Le jeune couple désire un enfant, mais en l'an 2000, la procréation
n'est plus libre du fait de la pollution trop élevée…
Comme
toujours chez Claude Lelouch,le style est déconcertant,le fond
décriable,les tics de mise en scène omniprésents,le nombrilisme
exacerbé.Ce sont des défauts récurrents,qui font qu'il y a
viscéralement des anti-Lelouch. Cependant, face à cela, il y a les
envolées lyriques, la sublime musique de Francis Lai, la célébration
de la vie, l'amour du cinéma et la ferveur pour raconter petites et
grandes histoires.Nul doute que "Toute une vie"(1974) fut
un de ses films les plus ambitieux.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Bulle Ogier, Rufus
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
1h35
Année
de production : 1974
De
1944 à 1974, l'évolution d'un couple établi en Normandie. Tandis
que le mari grimpe les échelon de la hirérachie sociale, les
relations sentimentales avec sa femme se dégradent lentement. Mais,
par la force des petits rituels du quotidien, la vie commune
continue. Et débouche, au final, sur une redécouverte de l'autre…
Interprétée
telle une pièce de théâtre, l'intrigue consiste à montrer le
désamour progressif qui gagne deux époux au travers de leurs
anniversaires de mariage successifs. Par des mouvements de caméra
naturels, un décor plus que réel et des acteurs géniaux, le film
acquiert une grande originalité mais se révèle néanmoins
particulier en cela qu'il se passe bien peu de choses. En effet, ''
Mariage '' s'immerge totalement dans la vie quotidienne du ménage en
question (formé par Bulle Ogier et Rufus) et ne lésine pas sur la
pesanteur, la monotonie et le triomphe implacable de la routine.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Michèle Morgan, Serge Reggiani, Philippe Léotard
Film
français
Genre :
policier
Durée :
1h45
Année
de production : 1975
Un
inspecteur aux méthodes peu conventionnelles tombe sous le charme
d’une femme qu’il suspecte du meurtre de son époux.
Lelouch
a rassemblé pour ce film un casting formidable : Michèle Morgan
pour son ultime premier rôle sur grand écran forme un duo fort
sympathique avec le grand Serge Reggiani, un flic atypique aux
méthodes pour le moins borderline. Ensemble, ils tournent une
scène d'anthologie dans laquelle Michèle Morgan se prend d'un fou
rire après avoir trouvé un clou dans un gâteau. Reggiani
constitue aussi avec Philippe Léotard l'autre tandem très attachant
de l'histoire, à mi-chemin entre complicité amicale et rapport
filial, non sans évoquer le lien entre Ventura et Dewaere dans
"Adieu poulet", sorti la même année. Enfin, la mise en
scène de Lelouch est une vraie bonne surprise, inventive et
malicieuse tout en restant relativement sobre.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Jacques Dutronc, Marlène Jobert, Bruno Cremer, Jacques Villeret,
Brigitte Fossey, Jean-Pierre Kalfon, Philippe Léotard, Serge
Reggiani
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
2h05
Année
de production : 1976
Deux
petits truands, Jacques et Simon, constamment poursuivi par le
policier Bruno, se lient avec l'entraîneuse Lola La guerre éclate,
nos trois amis optent pour la résistance, avant de revenir à leurs
activités premières.
Cet
angle historique, c’est tout l’intérêt de ce film un peu trop
touffu, qui mixe sans complexe la comédie, le suspense, les
poursuites en voiture, les histoires d’amour (Claude Lelouch
oblige…), mais jette un éclairage inédit sur les agissements de
la bande de Bonny & Lafont et le rôle excessivement ambigu de
fonctionnaires de police comme celui joué par Bruno Cremer, dont on
ne sait plus très bien à la fin, s’il fait partie des « bons »
ou des « méchants ». Les aventures du trio campé par
Jacques Dutronc, Marlène Jobert et Jacques Villeret, sont
sympathiques mais sentent trop souvent l’improvisation. Étalonné
en sépia, porté comme toujours par l’agréable BO de Francis Lai,
« LE BON ET LES MÉCHANTS » fait partie des réussites de
Lelouch, de ces films qu’apprécient même ceux qui ne supportent
pas le style du réalisateur. Il est parsemé de moments de grâce,
de séquences étonnamment dures (la torture de la baignoire,
précisément détaillée). Et Marlène Jobert, charmante et
souriante, n’y a peut-être jamais été aussi naturelle. Un joli
film mais aussi – et surtout – une intéressante leçon
d’Histoire.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Catherine Deneuve, Anouk Aimée, Charles Denner, Francis Huster,
Colette Baudot, Jean-Pierre Kalfon, Jacques Villeret
Film
français
Genre :
drame
Durée :
1h40
Année
de production : 1976
Condamnée
pour meurtre, Catherine sort de prison après quinze ans de
réclusion. En prison, elle s'est fait faire un enfant, Simon. Un
pari sur l'avenir. Aujourd'hui, il lui faut réapprendre à vivre
libre, retrouver sa place dans la société, et découvrir ce fils
dont elle sait peu de choses. Elle retrouve également Sarah, sa
meilleure amie, ex-taularde également…
Parmi
la cinquantaine de réalisations de Claude Lelouch,"Si c'était
à refaire"(1976) a eu le temps de tomber aux oubliettes,alors
que paradoxalement,il bénéficie de la présence diaphane de la
magnifique et mystérieuse Catherine Deneuve,alors au sommet de sa
gloire.Comme toujours chez Lelouch,le script s'efface devant les
improvisations à la caméra,les dialogues impromptus et les envolées
lyriques si bien coordonnées par la baguette de Francis Laï.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
James Caan, Geneviève Bujold, Francis Huster
Film
franco-américain
Genre :
western
Durée :
2h15
Année
de production : 1977
A
Paris, pendant la Commune, Jeanne recontre Francis, un jeune
reporter-photographe. Ils tombent amoureux l'un de l'autre et
décident de partir vers le Nouveau Monde. En Arizona, ils font la
connaissance de David et de sa femme Mary. Celle-ci se fera violer et
assassiner en l'absence de son mari, tandis que Francis sera exécuté
pour avoir photographié une pendaison. Des années plus tard, Jeanne
et David se retrouvent...
En
1977, Lelouch part tourner aux États-Unis Un
autre homme, une autre chance avec James
Caan et Geneviève
Bujold :
« J'avais envie de tourner un western, mais je le voulais
réaliste. J'aime le western. Les studios souhaitaient que je fasse
un jour un film américain. J'ai voulu jouer le jeu du metteur en
scène à l'américaine, mais avec la French touch. Un autre
homme, une autre chance est un film que j'aime beaucoup, mais
qui présente quelques longueurs. ».

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Charles Denner, Jacques Villeret, Jean-Claude Brialy
Film
français
Genre :
comédie
Durée :
1h45
Année
de production : 1978
Robert
Goldman et Robert Villiers, deux célibataires timides, se
rencontrent dans une agence matrimoniale. Malgré leurs différences
de caractère, les deux hommes deviennent amis et lors d'un mariage,
ils rêvent que l'un devient vedette de music-hall tandis que l'autre
est son imprésario.
L’émotion
et le rire alternent tout au long de ce film léger encombré de
grands sentiments jusqu’à la naïveté. Charles Denner et Jacques
Villeret sont formidables.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Catherine Deneuve, Jacques Dutronc, Jacques Villeret
Film
français
Genre :
aventures
Durée :
1h55
Année
de production : 1979
De
Nice à New York, en passant par Marseille, Le Havre et Montréal, un
homme et une femme se rencontrent à plusieurs reprises, à cause de
circonstances exceptionnelles. Lui est plutôt voyou, mais au fil de
leurs relations saccadées, il sera gagné par l'honnêteté de sa
partenaire.
Un
roman-photo plein de bons sentiments, de belles images et de
digressions artificielles. Mais ce film ne convainc toujours pas le
réalisateur aujourd'hui : « J'aimais beaucoup le
couple Dutronc / Deneuve. Je me disais que l'union de la désinvolture
et du cynisme d'un côté, et de la beauté et de la méfiance de
l'autre, correspondait bien à l'époque du film… J'étais triste
le dernier jour de tournage. Jusqu'au dernier jour, j'ai espéré. Je
me suis dit que je n'avais pas bien fait mon métier de metteur en
scène car je n'avais pas réussi à obtenir des comédiens LA scène…
celle qui reste dans les annales. J'espérais une scène de folie… »

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Robert Hossein, Nicole Garcia, Géraldine Chaplin
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
3h
Année
de production : 1980
Sur
un demi siècle, à partir de 1936, le destin simultané et croisé
de quatre familles de Moscou, Paris, Berlin et New York emportées
dans la tourmente de l'Histoire. La vie, la mort, petits et grands
évènements s'enchaînent, liés par un gout profond pour la
musique, à laquelle s'adonnent leurs enfants, musique qui finit par
les réunir tous.
A
présent que le concept du film choral - même à grande échelle
comme ici - a été maintes fois repris (chez Iñarittu, notamment,
avec par exemple Babel), Les Uns et les Autres perd un
peu de la magie qu'il offrait au spectateur en 1981. Mais demeure un
travail artistique colossal et efficace, qui nous touche plus
profondément que jamais lors du final en apothéose... Le film fut
un succès ! Claude Lelouch disait à l'époque : « 13
ans après Un
homme et une femme,
je me retrouve avec Les Uns et les Autres une nouvelle fois
en compétition au Festival
de Cannes.
Et là, je vais pouvoir mesurer l’immense fossé qu’il y a entre
le public et la critique, en tous les cas en ce qui concerne mes
films. Si la critique a ricané sur moi autant que sur Béjart, le
public qui a toujours une âme d’enfant, lui, a follement applaudi
ce film. En 1966, la Palme d’or des spécialistes, en 1981, la
Palme d’or du public. Les deux sont très agréables, et je
souhaite à tout cinéaste de connaître ces deux délices. »

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Evelyne Bouix, Marcel Cerdan Junior, Jacques Villeret, Charles
Aznavour
Film
français
Genre :
drame
Durée :
2h45
Année
de production : 1982
Tandis
qu’aux Etats-Unis, la chanteuse Edith Piaf pleure la mort de Marcel
Cerdan, une autre histoire d’amour, anonyme celle-là, se fait et
se défait.
La
production du film a commencé tragiquement le 16 juillet 1982. Dans
cette matinée, Patrick Dewaere (qui devait incarner Marcel Cerdan)
et Evelyne Bouix (qui incarne Piaf dans le film) font des essais
caméra avant de tourner l'après-midi. Dewaere et Lelouch déjeunent
ensemble, puis l'acteur se retire pour revenir quelques heures plus
tard sur le plateau. Dans l'après-midi, on apprend le suicide de
Patrick Dewaere... Ne renonçant pas à son projet (et qu'il dédiera
à son acteur disparu), Claude Lelouch a eu l'idée saugrenue de
faire incarner le rôle de Marcel Cerdan par son propre fils, Marcel
Cerdan Junior, qui fut lui aussi boxeur. Le film fut descendu par la
critique de l'époque et fut aussi un échec commercial.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Michel Piccoli, Charlotte Rampling, Evelyne Bouix, Charles Aznavour,
Jean-Louis Trintignant
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
1h55
Année
de production : 1983
Michel
Perrin, important industriel, et Sarah Gaucher, comédienne renommée,
n'ont a priori rien en commun… et pourtant, ils disparaissent
mystérieusement tous les deux le même jour, à la même heure. Et,
surtout, réapparaissent trois jours plus tard comme si rien ne
s'était passé. Ce qui pourrait sembler n'être qu'une troublante
coïncidence, mais le phénomène se reproduit à l'identique peu de
temps après…
En
1984, Claude Lelouch réalise Viva
la vie,
un film dont l'idée lui vient en tête la nuit de la sortie
désastreuse du film Édith et Marcel . Cette fiction, coécrite
et dirigée par Claude Lelouch, laisse un avis très mitigé.
N'évoluant pas dans son univers habituel de charme romantique, le
réalisateur se fourvoie un peu avec un scénario trouble. Cette
fiction dégage néanmoins un questionnement évident, une évolution
intéressante de l'intrigue et une conclusion habile. Le film est
aussi sauvé par son admirable casting, avec l'ingénue Evelyne Bouix
et les très belles prestations de Michel Piccoli et de Jean-Louis
Trintignant, comme toujours débordant de sensibilité.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Annie Girardot, Jean-Louis Trintignant, Evelyne Bouix, Michel
Piccoli, Françoise Fabian
Film
français
Genre :
drame
Durée :
1h50
Année
de production : 1985
Invitée
d’une émission télévisée, une jeune femme juive, qui vient de
publier un livre, se remémore l’histoire de sa famille durant
l’Occupation.
Un
film qui superpose les époques avec une narration éclatée… le
tout dirigé par le concerto pour piano de Rachmaninov, pour être
constamment dans l’émotion. Arrive dans ce film une idée qui
évoluera peu à peu dans l’esprit de Lelouch et dans ses films :
le thème de la réincarnation.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Anouk Aimée, Jean-Louis Trintignant, Richard Berry, Evelyne Bouix,
Patrick Poivre d’Arvor, Robert Hossein, Philippe Leroy-Beaulieu,
Marie-Sophie Pochat, Jacques Weber, Charles Gérard
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
1h50
Année
de production : 1986
Un
homme et une femme, qui ont connu une brève histoire d’amour vingt
ans auparavant, se retrouvent.
Vingt
ans plus tard, Lelouch réunit à nouveau le couple célèbre de « Un
homme et une femme » sans retrouver le charme et l’émotion
de son film le plus célèbre.
Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Jean Yanne, Marie-Sophie L., Patrick Bruel, Charles Gérard, Corinne
Marchand
Film
français
Genre :
policier
Durée :
1h45
Année
de production : 1987
Receleur
de son état, Simon Vérini se voit confier, par un jeune truand
surnommé "Mozart", le butin d'un hold-up chez Cartier.
Mais la transaction tourne mal : sa femme est tuée sous ses yeux et
il est accusé du vol. Simon se retrouve en prison pour 10 ans, après
avoir toutefois eu le temps de confier sa fille, Marie-Sophie, à un
collège suisse. Lorsqu'il sort, il n'a qu'une idée en tête : se
venger...
Claude
Lelouch renoue avec le genre policier, qui lui réussit bien mieux
que lorsqu’il filme de la philosophie de bazar. Et même si ce film
ne vaut pas son polar précédent « A
nous deux »
qui date de 1979, le réalisateur nous offre un spectacle sympathique
qui allie le thriller à la comédie dramatique. On se laisse
embarquer dans cette histoire qui tient à peine debout et on finit
par y croire. Mais aussitôt vu, le film est aussitôt oublié. La
force du film réside dans sa distribution. Jean Yanne, notamment,
est tout à son aise dans ce film où le réalisateur a laissé
une grande place à l’improvisation des dialogues.

Réalisé
par Claude Lelouch
avec
Jean-Paul Belmondo, Richard Anconina, Marie-Sophie L
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
2h10
Année
de production : 1988
A
cinquante ans, Sam Lion, parvenu au faite de la réussite sociale,
est un homme fatigué, qui remet totalement en question sa vie. A la
barre de son bateau, il fuit les responsabilités qui l'accablent et
décide de se faire passer pour mort. Il devra abandonner les êtres
qu'il aime et l'empire qu'il a construit pour gagner la liberté
qu'il a choisie. Mais, dans la brousse où l s'est réfugié, une
rencontre avec un jeune homme placé sur son chemin va le faire
changé d'itinéraire et revenir d'une bien drôle de manière.
Le
couple inattendu Belmondo-Anconina fonctionne à merveille dans ce
film souvent émouvant. Il valut à Belmondo le César du meilleur
acteur. Ce fut un des plus grands succès de la carrière de
Lelouch : « Avec ce film, on va faire le tour du
monde, tourner dans des endroits de rêve et paradoxalement, la scène
dont tout le monde se souviendra a été tournée à Paris dans une
chambre de bonne (ce fameux face à face entre Jean-Paul et Richard),
ce qui montre une fois de plus qu’au cinéma, le plaisir, le rire
et les larmes n’ont rien à voir avec l’argent. »

Réalisé
par Claude Lelouch.
Avec
Gérard Lanvin, Patrick Chesnais, Annie Girardot, Vincent Lindon,
Philippe Léotard, Marie-Sophie L., Gérard Darmon, Serge Reggiani,
Francis Huster, Jacques Gamblin
Film
français.
Genre :
comédie dramatique.
Durée :
2h.
Année
de production : 1989.
Treize
personnages se croisent au moment du passage à l’heure d’été
et de la pleine lune.
Claude
Lelouch a voulu raconter ces journées où la volonté n'a plus de
sens, où notre destin est en ballottage, où une succession de
petits riens peut nous faire basculer dans la folie et dans la mort!
Construit en spirale, son récit fait converger plusieurs personnages
vers une issue fatale: la mort de l'un des protagonistes, annoncée
par la voix même du réalisateur dans les premières scènes du
film! Sans dévoiler le nom de la victime, Lelouch suit le cours de
plusieurs histoires et construit comme un puzzle l'enchevêtrement
des destins! Pour entrecroiser les multiples intrigues, il choisit un
moment particulier: le passage à l'heure d’été où, sous
l'influence de la pleine lune, les vies basculent, les couples se
défont, les conflits s'exacerbent! Une œuvre attachante, dramatique
par moments, mais ouverte sur l'avenir...

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Gérard Lanvin, Béatrice Dalle, Vincent Lindon, Marie-Sophie L.,
Patrick Chesnais, Paul Préboist, Isabelle Nanty, Amidou
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
3h25
Année
de production : 1991
Un
parallèle entre la vie actuelle de plusieurs personnages et celle
qu’ils ont vécue voilà plus de deux-mille ans.
Avec La
Belle Histoire, Claude Lelouch nous offre un film
bouleversant et authentique, une œuvre philosophique exaltée, un
condensé des passions et des pulsions de son réalisateur, un film
prétentieux diront certains, peut-être un peu, mais la sincérité
qui se dégage de la réalisation et l’amour de l’amour
par Claude Lelouch nous font oublier le discours parfois
maladroit et nous font aimer profondément ce film à part dans
l’histoire du cinéma, l’incarnation de la vie sur grand écran,
l’un des chef- d’œuvres de Claude Lelouch : « Ce
film est né d’une utopie… C’est probablement mon film le plus
fou sur l’amour, dans la mesure où je montre et essaye de
démontrer qu’un homme et une femme qui croient se rencontrer en
1992 étaient déjà ensemble dans une autre vie, en n’ayant pas
peur de friser le ridicule en mouillant Dieu, Jésus, et les fameuses
abeilles d’Israël… Alors bien sûr, tout ça, c’est une fable,
je ne peux rien prouver… mais c’est peut-être le film le plus
déterminé sur mon intime conviction, totalement irrationnelle, sur
la réincarnation… Je voudrais simplement remercier tous ceux qui
des années après la sortie du film en ont finalement fait un succès
et comme on dit aujourd’hui peut être un film culte ou à
revoir. »

Réalisé
par Claude Lelouch.
Avec
Marie-Sophie L., Fabrice Luchini, Francis Huster, Vincent Lindon,
Gérard Darmon, Jacques Gamblin
Film
français
Genre :
comédie
Durée :
1h55
Année
de production : 1993
Alors
que deux couples partent escalader le Mont Blanc et jouent un jeu
adultérin bien dangereux, trois hommes sont en pleine déchéance,
perdant leurs femmes et leurs dernières illusions dans une cavale en
forme de baroud d’honneur. Tout ce petit monde se retrouve entre
les 4 murs austères et résonnants d’un palais de Justice.
Brassant
ses thèmes habituels, Lelouch ne signe pas son meilleur film (loin
de là) mais une comédie néanmoins plaisante.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Jean-Paul Belmondo, Michel Boujenah, Annie Girardot, Alessandra
Martines, Clémentine Célarié, Philippe Léotard, Rufus, Ticky
Holgado, Philippe Khorsand, Nicole Croisille, Jean Marais, Micheline
Presle, Darry Cowl
Film
français
Genre :
comédie dramtique
Durée :
2h54
Année
de production : 1995
Suite
à la mort du Comte de Villeneuve, Henri Fortin, son employé, est
accusé à tort de l'avoir assassiné. Envoyé au bagne, il décède
lors d'une évasion ratée, laissant ainsi derrière lui sa femme et
son fils Henri. Quelques années plus tard, ce dernier, devenu un
grand champion de boxe, s'inspire du courage de son père et décide
d'aider des juifs persécutés par la Seconde Guerre Mondiale.
Les
Misérables de Victor Hugo à la sauce Lelouch. En entrecroisant les
destins et les époques, le réalisateur signe, malgré des longueurs
et clichés, une fresque touchante portée par un énorme casting.

Réalisé
par 41 réalisateurs dont Claude Lelouch
Film
danois, espagnol, français, suédois
Genre
: documentaire
Durée
: 1h25
Année
de production : 1995
Les
réalisateurs ont dû chacun produire un court métrage en utilisant
le Cinématographe original des frères Lumière.
Film
tourné pour célébrer le centenaire de l'histoire du cinéma, il
fut présenté au 46e Festival de Berlin. Les courts-métrages
devaient répondre à trois règles :
Un
court métrage ne peut pas être plus long que 52 secondes
Pas
de sons synchronisés
Pas
plus de trois prises

Réalisé
par Claude Lelouch.
Avec
Bernard Tapie, Fabrice Luchini, Pierre Arditi, Alessandra Martines,
Ticky Holgado, Anouk Aimée, Ophélie Winter, Caroline Cellier
Film
français
Genre :
comédie
Durée :
2h02
Année
de production : 1996
Une
femme docteur se venge d’une liaison passée amère avec un homme,
en échangeant son dossier médical avec celui d’un autre homme
atteint d’un cancer.
Bernard
Tapie fait de bons débuts en tant que comédien dans cette comédie
sur la vie, l’amour et la mort. Comme toujours chez Lelouch, son
histoire tourne autour des rapports humains, amours, richesse,
pauvreté, malheur, bonheur... tout et rien filmé en force
mouvements de caméras tournoyantes pour ne pas dire fatigantes. Et
en prime dans celui-là, outre la présence incongrue de Bernard
Tapie, un chanteur lyrique SDF ridiculement filmé. On a beau être
indulgent avec le style du réalisateur, on obtient ici un peu plus
de deux heures de vent, de vide, de digressions sur les choses de la
vie aussi creuses que vaines. Pas grand chose à garder donc dans ce
fourre-tout bavard et ennuyeux.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Alessandra Martines, Pierre Arditi, Marc Hollogne, Geoffrey Holder
Film
franco-canadien
Genre :
comédie dramatique
Durée :
2h
Année
de production : 1998
La
quête éperdue et poétique d’une jeune femme qui, à travers le
monde, a décidé de filmer les rêves de son fils disparu pour
continuer à vivre.
En
voyant à la suite plusieurs films de Lelouch, on y trouve un
dénominateur commun : l'amour. Ici, ce sont les rencontres faites au
hasard qui provoquent des coïncidences qui vont mener à aimer
quelqu'un avec qui on ne pensait pas vivre. Si Lelouch est souvent
décrié, il ne peut pas l'être pour au moins un point capital ;
c'est un excellent directeur d'acteurs mais la trame est un tantinet
tirée par les cheveux, et il ya quelques longueurs même si la thèse
reste belle. « J’avais envie de réaliser un film sur ce qui
me fait le plus peur : apprendre la mort d’un de mes enfants
ou de la femme que j’aime. C’était déjà l’un des thèmes
périphériques de La belle histoire. Je voulais filmer cet
instant infilmable mais surtout montrer comment on peut remonter la
pente. Comment continuer à vivre quand on a tout perdu ? Je
suis fier de l’avoir fait… Le film n’a pas perdu d’argent. Il
a été amorti, alors que l’échec public est absolu. Je crois que
c’est un film qui s’adresse aux croyants de la vie »

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Jean-Pierre Marielle, Anne Parillaud, Alessandra Martines, Marianne
Denicourt
Film
français
Genre :
comédie
Durée :
2h
Année
de production : 1999
La
vengeance, au cours d’un voyage en Concorde, de trois comédiennes
déçues par les hommes, qui rêvent de monter « Les trois
sœurs » de Tchekhov.
L’œuvre
n'est pas exempte de qualité malgré son côté volontairement
foutraque, On est dans le léger, dans la dérision et ça ne
fonctionne pas si mal, Marielle est excellent Le plaisir avec lequel
Lelouch filme ses acteurs et actrices est communicatif.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Jeremy Irons, Patricia Kaas, Thierry Lhermitte, Alessandra Martines,
Jean-Marie Bigard, Ticky Holgado, Yvan Attal, Amidou, Sylvie
Loeillet, Patrick Braoudé, Claudia Cardinale
Film
franco-britannique
Genre :
comédie dramatique
Durée :
2h10
Année
de production : 2001
Un
gentleman-cambrioleur rencontre une chanteuse de jazz au piano-bar du
palace dans lequel il échoue. Tous deux souffrent d’une tumeur au
cerveau.
Malgré
une distribution séduisante., il est difficile tout de même de
suivre ces péripéties improbables dans un pays d'Afrique, avec
rites vaudous, pèlerinages de guérisons et policiers têtus. On
croit en effet peu à cette histoire d'amnésie, et encore moins au
déroulement de l'enquête policière. Le mélange entre réalité,
rêve, fantasmes ajoute à la confusion de certaines scènes, au lieu
de semer le trouble et l'émoi dans le cœur du spectateur. Reste un
Lelouch agréable, certes dépaysant et bercé d'une musique
reposante telle un voyage, mais qui frôle d'un peu trop près le "
soap ".

Réalisé
par Claude Lelouch (segment « France ») et 10 autres
cinéastes (Youssef Chahine. Alejandro González Iñárritu , Amos
Gitai, Shôhei Imamura, Ken Loach, Samira Makhmalbaf, Mira Nair,
Idrissa Ouedraogo, Sean Penn, Danis Tanovic)
Film
Britannique, Français, Égyptien, Japonais, Mexicain,Américain, Iranien
Genre :
drame
Durée :
2h10
Année
de production : 2002
C'est
le producteur français Alain Brigand qui a eu l'idée de
ce film : réunir des réalisateurs du monde entier, afin
d'avoir leur vision des attentats du 11 septembre 2001 à New
York et Washington, chaque court métrage devant
durer 11 minutes, 9 secondes, et 1 image (par allusion
symbolique à la date du 11/09/01). L'objectif visé était de
proposer une vision alternative multiple à la vision unique des
médias.
11'09''01
est une oeuvre hétérogène, constituée de onze points de vue,
chacun de onze minutes et neuf secondes plus une image. Cinéaste ou
pas, prudence est le maître-mot : il est de bon ton d'être humble
face à un tel sujet. Ici, certains films, conçus dans l'urgence,
énoncent une réflexion très ambiguë, en particulier chez Amos
Gitaï et Ken Loach.
Obejctif-Cinema.com

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Mathilde Seigner, Maïwen, Arielle Dombasle, Agnès Soral, Michel
Leeb, Massimo Ranieri
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
1h55
Année
de production : 2004
Au
milieu de cent destinées qui s’entrecroisent, un couple de
chanteurs vogue vers la gloire.
Ce
qui sauve - et a toujours sauvé - le cinéaste, reste son excessive
sincérité, cette façon qu'il a de se mettre en avant
systématiquement, au risque de se perdre totalement. Une honnêteté,
une personnalité à fleur de peau, dont le corollaire serait
justement cette position de victime qu’il prend souvent. Lelouch
aime le cinéma, Lelouch aime les rapports hommes-femmes, et il ne se
prive pas pour en parler, pour revenir dessus au risque de tordre une
fois de trop le concept du mode d’emploi. En l’état, le film
conserve d’indéniables qualités, qui sont celles de tout film du
cinéaste: un casting improbable mais réussi, des répliques
amusantes, une utilisation audacieuse de la musique, une naïveté –
dans l’enchaînement des situations - à toute épreuve, qui peut
parfois prêter à sourire, une mise en scène qui navigue entre
grandiloquence et sobriété (quoique la caméra s’envole moins que
dans les précédents métrages)… On l’aime pour ça, Lelouch.
Parce que ses défauts et ses qualités lui sont propres, et qu’il
les assume à chaque fois, malgré sa petite guéguerre avec la
presse, qu’il maudit et qui le maudit depuis toujours. Parce que
chaque nouveau film est un approfondissement de thèmes qui lui
tiennent à cœur et auxquels il admet lui-même ne pouvoir renoncer.
Un genre à lui tout seul, finalement.

Réalisé
par Claude Lelouch.
Avec
Mathilde Seigner, Maïwen, Massimo Ranieri
Film
français.
Genre :
comédie dramatique.
Durée :
1h40.
Année
de production : 2005.
En
France à la fin du XX ème siècle, les destins croisés d’hommes
et de femmes qui tentent de se faire une place dans la vie. Le
Courage d'aimer est le triomphe des autodidactes, des outsiders,
de ceux qui n'auraient jamais dû être à l'arrivée. Un chanteur
des rues...une voleuse à la tire... une serveuse de bar... une bonne
à tout faire... et un camelot charismatique.
En
2004, Claude Lelouch sort Les Parisiens, premier volet d'une
trilogie intitulée "Le Genre humain". Accueilli
fraîchement (euphémisme) par la critique, le cinéaste tente alors
de contrer ce dont il parle comme d'une "agression" en
offrant une projection gratuite, le 19 septembre, à la séance de 19
h 30, dans les 400 salles où le film est projeté. Le public vient
ce soir-là, mais le bouche-à-oreille ne fonctionne pas. Grave
échec. Alors
que tout espoir de tourner le troisième volet de sa saga est anéanti
(le coût de ce voyage à travers le monde aurait été phénoménal),
Lelouch tente de se racheter en sortant Le Courage d'aimer, que
d'aucuns assimileraient au second volet. En fait, Le Courage
d'aimer est une nouvelle version des Parisiens , une
seconde chance implorée à l'adresse de spectateurs si peu nombreux
qu'ils ne pourront pas se plaindre d'un "déjà-vu".
Opportuniste ou sincère, Lelouch a donc réécrit sa copie, dont il
soutient que, testée aux Etats-Unis et en Italie sur un
public "vierge", elle a suscité l'enthousiasme. Le
Courage d'aimer est donc un patchwork, un condensé. Non une
suite, mais un montage expurgé de ses séquences les moins
convaincantes et augmenté de nouvelles scènes inédites.

Réalisé
par Claude Lelouch.
Avec
Dominique Pinon, Fanny Ardant, Audrey Dana, Michèle Bernier
Film
français
Genre :
policier
Durée :
1h45
Année
de production : 2007
Judith
Ralitzer, femme fatale, auteur à succès, est en quête de
personnages pour son prochain best-seller. Un tueur en série vient
de s'échapper de la prison de la santé ! Huguette, midinette,
coiffeuse dans un grand salon parisien, va changer leur destin. Il y
a des rencontres plus fatales que d'autres…
Ce
film avait de quoi susciter les pires craintes. Présenté à Cannes
sous un improbable pseudonyme (Hervé Picard), Roman de gare est
pourtant une jolie surprise qui rappelle que Lelouch est capable
d’être un conteur habile à défaut d’être un philosophe.
Pourquoi ce stratagème ? A qui voulait l'entendre, le réalisateur
s'en est expliqué : blessé par la médiocre réception de ses
derniers films, s'estimant victime d'une profonde injustice critique,
il aura voulu démontrer que le pseudo-premier film d'un inconnu
avait plus de chance de gagner l'estime de la critique que le nouvel
opus du cinéaste maudit qu'il estime être devenu. La première
réussite du film tient à cette (relative) modestie du cinéaste qui
a décidé, cette fois, de resserrer son attention sur quelques
personnages et de ne plus avoir la prétention de nous expliquer en
long et en large ce qu’est la condition humaine. Cette sobriété
se traduit avant tout dans la mise en scène, moins clinquante que
d’habitude. Ici, l’artifice n’est pas forcément vain, il ne
cache jamais la vacuité d’une situation. Au contraire, il la
révèle délibérément. Roman de gare, c’est donc l’économie
de ces plans larges à outrance, de ces insupportables mouvements de
caméras que l’on retrouvait dans ses précédentes œuvres et
débouche sur un distrayant plaisir.

Réalisé
par Claude Lelouch (segment « cinéma de boulevard » et 34
autres réalisateurs)
Film
français
Genre
: sketches
Durée
: 1h40
Année
de production : 2007
Chacun
son cinéma est un film à sketches français réalisé à l'occasion
des 60 ans du Festival de Cannes en 2007.
Un
bouquet de 33 fleurs filmiques, au parfum forcément inégal mais
indubitablement enivrant et original. Format très court oblige,
trois minutes, les segments comiques sont les plus efficaces.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Audrey Dana, Laurent Couson, Raphaël
Film
français
Genre :
drame
Durée :
2h
Année
de production : 2010
Paris,
1937. Ilva a quinze ans lorsque sa mère rencontre Maurice, le
projectionniste de l'Eden Palace. Après la mort de sa mère, la
jeune femme continue à vivre avec lui dans le cinéma. Lors d'un
attentat, Maurice est pris en otage par les Allemands et risque
l'exécution. Il va plaider sa cause auprès d'un haut fonctionnaire
allemand, Horst. Maurice est sauvé au dernier moment et Ilva tombe
amoureuse de Horst. Lorsque ce dernier se rend compte que Maurice est
un résistant, il quitte Ilva. Pendant ce temps, Simon, un jeune juif
qui hésite entre une carrière de pianiste ou d'avocat, est déporté…
"Ces
amours là...", un hommage au cinéma, un hymne à l'amour. Les
mélomanes apprécieront, les romantiques également. Claude Lelouch,
nous pose, essentiellement, deux questions existentielles, à savoir,
"Peut-on tout accepter par amour ?" et "Jusqu'où
peut-on aller par amour ?". Le tout sur fond de nazisme et des
deux guerres mondiales. Une romance amoureuse donc sur fond de
tragédie du XXe siècle avec certaines scènes magnifiques et
d'autres beaucoup plus larmoyantes.

Réalisé
par Claude Lelouch
Film
français
Genre :
documentaire
Durée :
1h44
Année
de production : 2011
Un
documentaire retraçant toute la filmographie de Claude Lelouch. Pour
les 50 ans des Films 13, le cinéaste y dresse un bilan de sa
carrière, assumant échecs et succès, et y montre des images
inédites…
D'un
film à l'autre est plus qu’une suite d’extraits de films,
d’interviews et de making-of (dont certains ont une indéniable
valeur historique, comme celui de Un homme et une femme ou
les derniers instants de Patrick
Dewaere).
C’est aussi et surtout la confession d’un auteur qui commente son
œuvre et sa vie en toute objectivité. Claude Lelouch nous parle des
uns, des autres, des hommes, des femmes, de ses succès aussi
retentissants que ses échecs, de sa vie privée si étroitement liée
à sa vie de cinéaste.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Johnny Hallyday, Sandrine Bonnaire, Eddy Mitchell
Film
français
Genre :
comédie dramatique
Durée :
1h44
Année
de production : 2014
Un
photographe de guerre et père absent, qui s'est plus occupé de son
appareil photo que de ses 4 filles, coule des jours heureux dans les
Alpes avec sa nouvelle compagne. Il va voir sa vie basculer le jour
où son meilleur ami va tenter de le réconcilier avec sa famille en
leur racontant un gros mensonge.
On
se sent vite bien dans le nouveau Lelouch, dans un pays de
connaissance -la vie, l'amour, la mort- même à base de conventions.
Tant que Lelouch tient le fil de cette chaleureuse fraternité, il a
tout bon. Dommage qu'à un quart d'heure de la fin, il insère une
intrigue criminelle qui n'ajoute rien à l'histoire.

Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Christophe Lambert
Film
français
Genre :
comédie, drame, romance
Durée :
1h53
Année
de production : 2015
Antoine
ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du
charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de
légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très
originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne
lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble,
ils vont vivre une incroyable aventure…
Claude
Lelouch, est de retour avec ce qu’il fait de mieux et ce dont il
parle le mieux: L’amour et les aléas du destin. Exalté par son
couple-star, lui-même revitalisé par la quête initiatique et
spirituelle qu’il entame dans un torrent de couleurs et de parfums,
Claude Lelouch signe une véritable renaissance artistique.

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Avec
Jean Dujardin, Vincent Perez, Béatrice Dalle, Éric Dupond-Moretti,
Nadia Farès
Film
français
Genre :
comédie
Durée :
1h53
Année
de production : 2017
Ils
ne se connaissent pas, mais tous ont rendez-vous pour décider du
sort d’un de leurs semblables. Avant d’être juges, avocats ou
jurés, ils sont d’abord des femmes et des hommes au tournant de
leurs existences, avec leurs rêves et leurs secrets, leurs espoirs
et leurs limites, tous sous un même soleil, chacun avec sa part
d’ombre. Dans une jolie ville de province, le temps d’un festival
de jazz, la vie va jongler avec les destins…
Un
film choral comme les aime Lelouch, où le hasard se mêle aux
coïncidences et où la vérité se nourrit de mensonges, mais où la
mécanique dramatique apparaît brouillonne et où le résultat,
entre séquences réussies et autres qui tombent à plat, est
passablement inégal.
Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Jean-Louis Trintignant, Anouk Aimée, Souad AmidouFilm
français
Genre :
romance, drame
Durée :
1h30
Année
de production : 2019
Ils
se sont connus voilà bien longtemps. Un homme et une femme, dont
l’histoire d’amour fulgurante, inattendue, saisie dans une
parenthèse devenue mythique, aura révolutionné notre façon de
voir l’amour.
A travers ses personnages légendaires, Claude
Lelouch rend d’abord hommage à des comédiens qu’il aime plus
que tout. C’est une relation tendre, légère et
loufoque qui anime les deux personnages, dont la vieillesse et les
regards émeuvent.
Réalisé
par Claude Lelouch
Comédie
dramatique, romance, musical
Avec Sandrine Bonnaire, Gérar Darmon, Ary Abittan
France
2021
Avec Sandrine Bonnaire, Gérar Darmon, Ary Abittan
France
2021
Les
trois A : L’AMOUR, L’AMITIÉ et L’ARGENT sont les trois
principales préoccupations de l’humanité. Pour en parler le plus
simplement possible, Gérard, Ary et Philippe ont fait connaissance
il y a 20 ans, à leur sortie de prison, et se sont tout de suite
posé la vraie question : Et si l’honnêteté était la meilleure
des combines ? Aujourd’hui, ils sont inséparables et
scrupuleusement vertueux… Mais Gérard apprend qu’il souffre d’un
mal incurable. Le sachant condamné, Ary et Philippe veulent lui
offrir sa dernière histoire d’amour… car Gérard a toujours
répété que l'amour c’était mieux que la vie.
Finalement
Réalisé
par Claude Lelouch
Avec
Kad Merad, Elsa Zylberstein, Michel Boujenah
Comédie
dramatique, Musical, Romance
1h59
2025
France
Dans
un monde de plus en plus fou, Lino, qui a décidé de tout plaquer,
va se rendre compte que finalement : tout ce qui nous arrive, c’est
pour notre bien !
On
peut, paresseusement attendri par la bonhomie des acteurs, se laisser
porter au fil de l’eau par ce film-fleuve, tendre et tranquille. On
peut aussi y trouver le temps long, bailler au son de la trompette
d’Ibrahim Maalouf et s’endormir sur la chanson-titre signée
Didier Barbelivien. Finalement…







