10 août 2020

Claude Lelouch

Cinéaste français, 1937


Réalisé par Claude Lelouch
Avec Janine Magnan, Claude Lelouch et Amidou
Film français
Genre : étude de moeurs
Durée : 1h20
Année de production : 1960
Chez des amis, Claude fait la connaissance de Janine. Les deux jeunes gens passent la journée ensemble à errer dans Paris, du café à la Foire du Trône, ensemble ou chacun de son côté. Exploration de la construction d'un couple à partir de deux singularités.
Le film est le premier long métrage de Claude Lelouch, et fut un échec commercial total. Toutes les copies auraient été détruites par Claude Lelouch...

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Guy Mairesse, Janine Magnan, Jean Franval, Richard Saint-Bris, France Noëlle
Film français.
Genre : comédie
Durée : 1h22
Année de production : 1962
Un sadique s'évade de prison. Sur la route, il prend en auto-stop une jeune femme. Dans une auberge, le patron prévient les policiers et tente de les retarder. Le couple parvient à s'échapper. Mais lorsqu'ils s'arrêtent dans un hôtel pour la nuit, la police ne va pas tarder.
Après "Le propre de l’homme" qui fut l’échec des échecs, Claude Lelouch sort en 1962 son deuxième long-métrage. Un film qui a été fait à l’époque avec moins de 100 000 francs! Donc, c'était vraiment le long-mètrage le moins cher qu'on pouvait faire en 1962, tourné en seulement deux semaines, avec les moyens du bord et avec les acteurs que le cinéaste avait sous la main dont Janine Magnan qui avait déjà tourné dans "Le propre de l’homme". De plus, "L'Amour avec des si" n'est jamais sorti en France mais a miraculeusement enthousiasmé la critique suédoise à tel point qu'Ingmar Bergman a trouvé le film de Lelouch formidable! Et du coup, "L'Amour avec des si" a fait un carton en Suède et ce sont finalement les Suédois qui ont révélé Claude Lelouch ! Tourné dans les paysages du côté de Boulogne sur Mer dans une France totalement enneigée, on reconnaît de suite le style (et les tics de mise en scène) de Lelouch qui impose sa façon de filmer et qui va être la sienne durablement!


Réalisé par Claude Lelouch
Avec Jean Yanne, Gérard Sire, Jean Lescot, Janine Magnan, Richard Saint-Bris
Film français.
Genre : comédie
Durée : 1h26
Année de production : 1963
A la fois documentaire et film de fiction, LA FEMME SPECTACLE dénonce la société moderne qui fait de la femme une marchandise, un objet, un instrument de travail ou de plaisir, à travers les instituts d'esthétique, les magazines de mode, les boîtes de nuit et les strip-teases. Monde nouveau, bien étrange, où la femme banale s’efforce d’être femme fatale, où la femme amoureuse devient meurtrière, où la strip-teaseuse s’avère être un travesti. Enfin, un monde où la femme de tous les jours est un spectacle permanent.
La Femme spectacle fut censuré pour ses jugements misogynes. Le film sera remonté. Claude Lelouch avoue que c’est le film dont il a le plus honte « J’ai trahi ce que j’aimais le plus au monde, les femmes, et le cinéma. »

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Janine Magnan, Jean-Pierre Kalfon, Pierre Barouh, Amidou
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 1h45
Année de production : 1964
Las de leur quotidien, quatre ouvriers décident de se lancer dans le banditisme et créent une « école » du crime.
Avec Une fille et des fusils, tourné en trois semaines avec une bande de copains, Claude Lelouch trouve un premier public et obtient un succès d'estime avec ce film, inspiré des thrillers américains. Une sympathique comédie débonnaire centrée sur le talent des acteurs.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Anouk Aimée, Jean-Louis Trintignant, Pierre Barouh
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 1h40
Année de production : 1966
Deux veufs se rencontrent et finissent par s’aimer.
Avec Un homme et une femme, dans lequel Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée vivent une passion amoureuse sur la plage de Deauville, Claude Lelouch connaît brusquement la gloire en 1966. Palme d'Or au Festival de Cannes et couronné par deux Oscars, le film -qui donnera lieu à une suite 20 ans plus tard- étonne par son style pris sur le vif, dû à la spontanéité des comédiens (qui ne connaissent leurs répliques qu'au dernier moment) et à la virtuosité d'un filmage en caméra légère. Cette méthode deviendra la marque de fabrique d'un cinéaste qui se frottera à différents genres. Impossible en tout cas de ne pas fredonner « Chabadabada » en revoyant ce gros succès.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Yves Montand, Annie Girardot, Candice Bergen, Irène Tunc, Anouk Ferjac
Film français
Genre : drame
Durée : 2h10
Année de production : 1967
Un grand reporter songe à refaire sa vie avec une étudiante américaine, au grand dam de sa femme qui finit par le quitter, lassée par ses infidélités.
Après « Un homme et une femme », Lelouch réalise ce drame entrecoupé de scènes de reportage choc. Pendant le tournage, il tombe amoureux de la comédienne Annie Girardot avec qui il vivra une histoire d’amour, gardée longtemps secrète.Vivre pour vivre récolte de nombreux prix, dont le Grand Prix du Cinéma Français, et le Golden Globe du meilleur film étranger. On demande alors à Claude Lelouch de réaliser le documentaire officiel des Jeux Olympiques de Grenoble en 1968. 

Réalisé par Joris Ivens, Claude Lelouch, Alain Resnais, Agnès Varda, Chris Marker, Jean-Luc Godard et William Klein
Film français
Genre : documentaire
Durée : 2h
Année de production : 1967
En 1967, Fidel Castro décrète cette année comme celle du Vietnam. Joris Ivens, William Klein, Claude Lelouch, Chris Marker, Alain Resnais, Agnès Varda, Jean-Luc Godard, décident de répondre à cet appel et d’affirmer leur soutien au peuple vietnamien en lutte contre les USA. 
L’objectif n’était pas de réaliser un documentaire sur le Vietnam, mais de susciter un questionnement autour de cette guerre impérialiste. Le film est d'abord sélectionné en août 1967 au festival de Montréal, puis est programmé le 30 septembre au Lincoln Center de New York où il obtient un accueil triomphal de la part du public, mais une réaction hostile de la presse. En France, la première projection a lieu le 18 octobre 1967 à Besançon devant les ouvriers de l'usine Rhodiaceta, et s'achève par un débat en présence d'Alain ResnaisWilliam Klein et Jacqueline Meppiel. Le 9 décembre 1967, Loin du Vietnam est présenté à Paris dans la grande salle du TNP au Palais de Chaillot à l'invitation de son directeur Georges Wilson et en présence de Maï Van Bo, Délégué Général de la République démocratique du Viêt Nam. À l'issue de la projection, un débat est organisé entre les 2 500 spectateurs et tous les réalisateurs du film. À partir du 13 décembre, le film est programmé dans quatre salles parisiennes, mais la mise à sac du Kinopanorama le 21 décembre par un commando du groupe Occident, puis plusieurs alertes à la bombe, condamnent définitivement sa diffusion.

Réalisé par Claude Lelouch, Guy Gilles, François Riechenbach
Film français
Genre : documentaire
Durée : 1h45
Année de production : 1968
Claude Lelouch avait filmé la compétition des j.o. d'hiver à Grenoble à la demande du Comité international olympique. Le film s’intitulait 13 Jours en France, soit les treize jours d’épreuves, du 6 au 18 février 1968. Le film était une commande du Comité international olympique. Les Films 13 n’en possèdent aucune copie et Lelouch dit à Libération : «Je l’ai donnée au CIO.» Qui, à l’époque, ne l’a pas aimé du tout. Les commanditaires rêvaient sans doute d’une ode à la grandeur du sport car dans ce film où alternent compétitions sportives et images de la vie privée des champions, on découvre les à-côtés des Jeux : les ballets de Béjart, Johnny Hallyday et Sylvie Vartan, ou encore les peintres de plein air. Mais souvent, le regard de Claude Lelouch et de François Reichenbach se fait ironique. Le relais de la flamme olympique à travers la France, la cérémonie d'inauguration donnent lieu à une foule de détails humoristiques, curieux, insolites quelquefois...


Réalisé par Claude Lelouch
Avec Amidou, Caroline Cellier, Janine Magnan, Lisette Bersy, Marcel Bozzuffi
Film français
Genre : drame
Durée : 1h55
Année de production : 1968
Après une suite de crimes qui défraye la chronique, un jeune homme au-dessus de tout soupçon reconnaît le meurtre de trois prostituées. Il est condamné à mort.
Après les succès de Un homme et une femme (1966) et Vivre pour vivre (1967), Claude Lelouch put mener à bien un projet plus personnel et moins commercial, sans stars ni esbroufe, et qui apparaît rétrospectivement comme l’une de ses meilleures œuvres. Sur le papier, le récit s’apparente au film à thèse contre la peine capitale, à l’instar de Nous sommes tous des assassins (1952) d’André Cayatte ou La dernière marche (1995) de Tim Robbins. Loin de la démarche démonstrative de ces références, Lelouch opte pour l’essentiel, à savoir le filmage de l’inhumanité de l’attente des couloirs de la mort et de la barbarie de la guillotine. On est ici plus proche du ton documentaire adopté par Nagisa Oshima dans La pendaison (1966) ou Krzysztof Kieslowski dans Tu ne tueras point (1988). Le réalisme des séquences judiciaires et carcérales est d’ailleurs appuyé par le concours de professionnels (policiers, avocats, juges, aumôniers...), et un tournage évitant le plus que possible la reconstitution en studio. Pourtant, on est aussi en terrain connu de la marque de fabrique lelouchienne, cette histoire d’ « un homme, une femme, une maîtresse » étant agrémentée de la musique légère de Francis Lai et de passages un brin mélodramatiques, compensés toutefois par une distanciation peu habituelle dans son cinéma. Occultant les scènes de procès et l’histoire criminelle à proprement parler, Lelouch préfère se concentrer sur un cas de détresse et choisit un montage elliptique et des flash-back récurrents : ils ne sont pas sans évoquer le Resnais de Je t’aime, je t’aime ou le Sautet des Choses de la vie, réalisés à la même époque. On appréciera aussi la brève description du monde ouvrier de la fin des années 60, caractéristique du cinéma post-soixante-huitard, de Bernard Paul à Alain Tanner, et qui donne ici une touche déterministe à cette radioscopie d’un assassin. Il faut enfin souligner que Lelouch est aussi (et surtout ?) un remarquable directeur d’acteurs. Auprès de la délicieuse débutante Caroline Cellier et de l’impeccable Marcel Bozzuffi en policier tenace, Amidou dans le rôle principal est d’une rare sensibilité. Et l’on ne peut que regretter que le cinéma français n’aie pas davantage utilisé son talent subtil.


Réalisé par Claude Lelouch
Avec Annie Girardot, Jean-Paul Belmondo, Marcel Bozzuffi, Maria Pia Conte
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 1h55
Année de production : 1969
Au cours d'un tournage à Los Angeles, Henri, compositeur de musique de films, tombe amoureux de Françoise, comédienne. Ils décident de traverser ensemble les États-Unis. Leur voyage sera peuplé d'aventures, de rencontres étonnantes, d'éclats de rire et de drames…
Claude Lelouch aime les couples et pour clore les années 60, après avoir filmé un couple qui se redécouvre, puis un couple qui se déchire, voici qu’avec « Un homme qui me plaît« , il va mettre en scène une parenthèse dans la vie de deux personnes. Une histoire d’amour, furtive ou non, entre un homme et une femme, s’échappant, si l’on peut dire, le temps de quelques jours sur un tournage mis en pause. Tenu par un couple de cinéma magnifique, Annie Girardot/Jean Paul Belmondo, accompagné par une BO bouleversante de Francis Lai, Claude Lelouch conclut ses années 60 de la plus belle des manières.louch nous invite au mystère et au suspens en plus de nous offrir un superbe aparté. « Un homme qui me plaît« , c’est un scénario superbe, un scénario qui prend le temps des regards, qui prend le temps de faire naître cette idylle, qui prend le temps de prendre son temps. Claude Lelouch nous entraîne totalement dans cette rencontre, dans ce road trip qui offre des scènes et des mouvements marquants. Souvent, on sourit, souvent, on rit, et tout le temps, on est maintenu un peu comme ces personnages, en apesanteur. D’une nuit d’amour à Las Vegas à une échappée folle et onirique dans le désert de l’Arizona. De New-York au tarmac d’un aéroport à Nice, De Paris à Rome, Claude Lelouch sublime ce moment, offrant une leçon de romantisme, d’instantané, tenant son histoire jusqu’à sa magnifique et déchirante conclusion. 

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Jean-Louis Trintignant, Charles Denner, Judith Magre
Film français
Genre : policier
Durée : 1h55
Année de production : 1970
Simon, condamné pour le kidnapping d'un enfant, parvient à s'évader de prison. Il trouve une planque et reprend contact avec sa maîtresse Martine et ses anciens complices. Et cherche un moyen de se venger de Gallois, le père de l'enfant : celui-ci, ayant participé au coup avant d'être trahi, avait été à l'origine de son arrestation...
Le Voyou est la première contribution de Lelouch à la mythologie du cinéma policier. Il porte son dévolu sur un personnage d’escroc à la fois cynique et sympa, désagréable et séducteur, formidablement interprété par Jean-Louis Trintignant. Le voyou du titre possède toutes les qualités négatives de l’antihéros selon Lelouch. Il se conduit comme un malotru avec les femmes, utilise son intelligence à des fins malhonnêtes, ne pense qu’à l’argent, est forcément apolitique. Pourtant, il établit la synthèse, nouvelle à l’époque, entre l’esprit canaille à la parisienne et le « cool » importé d’Amérique, Sacha Guitry et Steve McQueen. Ce drôle de type, c’est bien Lelouch lui-même, qui trouve en Trintignant un alter ego parfait. Le Voyou se démarque d’une certaine tradition du polar français. Lelouch remplace le pittoresque par le trivial. Il se distingue également de la stylisation de Melville. Ce qui fait le charme du film, c’est son mélange d’improvisation (les dialogues) qui le rapproche d’un nouveau réalisme, et le goût de Lelouch pour les constructions narratives sophistiquées. Le film est structuré en deux parties. Ces deux parties sont chronologiquement inversées, l’enlèvement de l’enfant ayant lieu avant l’évasion. Lelouch s’amuse à imbriquer ces deux parties de manière à nous faire croire que l’action en cours est dans le présent, alors qu’elle se déroule dans le passé. Le cinéaste invente une sorte de « flash-back au présent » et joue avec les différentes temporalités du récit, sans jamais perdre l’attention du spectateur. Lelouch retrouvera cette manière ludique de raconter la préparation et l’exécution d’un coup particulièrement audacieux dans La Bonne Année, l’un de ses meilleurs films. A la fois virtuose et décontracté, Le Voyou peut être vu comme un ancêtre tricolore de Pulp Fiction de Quentin Tarantino.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Charles Gérard, Amidou, Jean Collomb, Catherine Allégret
Film français
Genre : comédie
Durée : 1h30
Année de production : 1971
Trois inséparables copains qui travaillent aux chantiers navals de La Ciotat, fêtent à leur manière le départ de l’un d’entre eux, qui se marie.
Tourné en huit jours, avec un nouveau modèle de caméra 16 mm., le film n'a coûté que 17 millions d'anciens francs. Ce délai et ce prix de revient sont dérisoires, comparés à ceux des plus modestes productions commerciales ordinaires. Lelouch, qui a l'intention de réaliser d'autres films dans des conditions identiques, estime que son exemple devrait apporter à de jeunes réalisateurs en mal de moyens financiers la possibilité de s'exprimer. Smic, Smac, Smoc est donc le résultat d'un pari. C'est un tour de force qui ressemble à un tour de prestidigitation. Considéré sous cet angle, le film prouve l'extraordinaire habileté de Lelouch, sa virtuosité de cameraman, son sens inné du récit cinématographique et ses qualités d'organisateur. A ce fil conducteur du film, qui n'est guère plus qu'un prétexte, s'accrochent une suite de sketches où le dialogue joue un rôle primordial et que domine de sa stature et de son bagout Charles Gérard, dont Lelouch avait découvert le talent dans le Voyou, et qui se révèle ici un irrésistible meneur de jeu. On reprochera sans doute Lelouch d'avoir parfois cédé à la facilité. Il est exact que certaines plaisanteries sont un peu grosses et qu'il entre pas mal de complaisance dans cette caricature de braves types " bien de chez nous ". Mais l'ensemble est cocasse, savoureux, avec des éclairs de poésie (les scènes du cabanon, qui semblent inspirées de Renoir), et il serait, de toute manière, absurde de prendre au sérieux ce qui, répétons-le, n'est qu'une pochade, un simple impromptu cinématographique.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Lino Ventura, Charles Denner, Charles Gérard, Johnny Halliday, Jacques Brel, Aldo Maccione
Film français
Genre : comédie
Durée : 2h
Année de production : 1972
Trois truands déconcertés de ne plus trouver l’argent dans les banques décident de se spécialiser dans l’enlèvement de personnalités.
Rassemblant une affiche réjouissante, Claude Lelouch met en scène des aventures mouvementées et souvent amusantes. Aussi loufoque que brouillon, le film accusé d’être affreusement réactionnaire à sa sortie en 1972 doit être pris pour ce qu’il est : une impayable plaisanterie, avec une sacrée brochette d’acteurs. L’aventure, c’est l’aventure est un régal de comédie vintage. Mais, avouons-le, le scénario du quinzième long métrage de Claude Lelouch n’est pas des plus organisé – un film de Lelouch, quoi.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Lino Ventura, Françoise Fabian, André Falcon, Charles Gérard
Film français
Genre : policier
Durée : 1h55
Année de production : 1973
A sa sortie de prison, un truand part retrouver sa femme. Il s’aperçoit qu’elle l’a remplacé.
Une comédie sentimentale au charme reposant sur l’opposition de deux personnages formidablement interprétés par Françoise Fabian et Lino Ventura. Quoi qu’on pense de la carrière de son auteur, souvent mal aimé des cinéphiles français, La Bonne Année est un film extraordinaire. Au-delà de sa volonté de confronter un voyou machiste à un personnage de femme libérée, sujet dans l’air du temps au début des années 70, La Bonne Année est l’exemple le plus probant de la virtuosité de Lelouch qui donne ici le meilleur de lui-même. L’alchimie est parfaite. Le cinéaste trouve l’équilibre parfait entre son goût de l’improvisation, un duo d’acteurs irrésistibles (Lino Ventura et Françoise Fabian), un scénario astucieux et une mise en scène réglée au millimètre. C’est un titre à part dans la longue et inégale filmographie du cinéaste, qui possède un pouvoir de séduction exceptionnel et impressionne par son harmonie. On y sent à chaque plan le plaisir de filmer mais aussi une inspiration sans limite, et des idées qui visent juste. La Bonne Année rappelle, avec Le Voyou et La Vie, l’amour, la mort, que Lelouch a utilisé de manière profondément originale le flash-back dans ses films des années 70. La Bonne Année mélange avec beaucoup d’inventivité différentes natures d’images. Ainsi le film débute-t-il de manière ironique par la fin d’Un homme et une femme, projeté devant un public de prisonniers, qui le sifflent. Plus tard, Lelouch insère dans son montage des images mentales qui montrent des versions alternatives de l’action. Le cinéaste joue également sur la confusion entre passé et présent, retours en arrière et bonds en avant grâce à l’utilisation du noir et blanc et de la couleur. La Bonne Année regorge de trouvailles sidérantes, qui montrent un Lelouch maître de sa matière narrative et de son écriture temporelle, capable de faire passer plusieurs années de prison et une tranche d’Histoire de France avec un carton noir et deux ou trois phrases. Comédie loufoque, romance sociologique, film noir, La Bonne Année est tout ça à la fois. Lelouch réitère son affection pour les voyous, les couples de maîtres et de valets, les rencontres improbables et les histoires d’amour impossible. La Bonne Année réinvente avec jubilation les codes du polar français avec la préparation à la fois minutieuse et rocambolesque du « premier casse psychologique », avec des plans que n’aurait pas renié Jean-Pierre Melville, mais avec beaucoup plus d’humour et d’excentricité. Il n’est pas anodin que La Bonne Année compte parmi les films français préférés de Stanley Kubrick, William Friedkin ou Sydney Pollack. Lelouch y marie l’expérimentation et l’émotion, y raconte une histoire simple avec des personnages attachants mais dont la structure et la chronologie se révèlent ludiques et savantes. La Bonne Année tient une place à part dans la filmographie de Lelouch mais aussi du cinéma français. C’est l’exemple parfait du film d’auteur populaire, un cas d’école dont la réussite tient du miracle et dont la recette n’est pas reproductible.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Marthe Keller, André Dussollier, Charles Denner
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 2h25
Année de production : 1974
De 1918 à l'an 2000, les péripéties d'une famille et notamment de la dernière descendante, Sarah, enfant gâtée puis jeune femme malheureuse en amour. La vie de celle-ci connaît un tournant le jour où sa route croise celle de Simon, qui travaille dans la publicité. Le jeune couple désire un enfant, mais en l'an 2000, la procréation n'est plus libre du fait de la pollution trop élevée…
Comme toujours chez Claude Lelouch,le style est déconcertant,le fond décriable,les tics de mise en scène omniprésents,le nombrilisme exacerbé.Ce sont des défauts récurrents,qui font qu'il y a viscéralement des anti-Lelouch. Cependant, face à cela, il y a les envolées lyriques, la sublime musique de Francis Lai, la célébration de la vie, l'amour du cinéma et la ferveur pour raconter petites et grandes histoires.Nul doute que "Toute une vie"(1974) fut un de ses films les plus ambitieux.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Bulle Ogier, Rufus
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 1h35
Année de production : 1974
De 1944 à 1974, l'évolution d'un couple établi en Normandie. Tandis que le mari grimpe les échelon de la hirérachie sociale, les relations sentimentales avec sa femme se dégradent lentement. Mais, par la force des petits rituels du quotidien, la vie commune continue. Et débouche, au final, sur une redécouverte de l'autre…
Interprétée telle une pièce de théâtre, l'intrigue consiste à montrer le désamour progressif qui gagne deux époux au travers de leurs anniversaires de mariage successifs. Par des mouvements de caméra naturels, un décor plus que réel et des acteurs géniaux, le film acquiert une grande originalité mais se révèle néanmoins particulier en cela qu'il se passe bien peu de choses. En effet, '' Mariage '' s'immerge totalement dans la vie quotidienne du ménage en question (formé par Bulle Ogier et Rufus) et ne lésine pas sur la pesanteur, la monotonie et le triomphe implacable de la routine.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Michèle Morgan, Serge Reggiani, Philippe Léotard
Film français
Genre : policier
Durée : 1h45
Année de production : 1975
Un inspecteur aux méthodes peu conventionnelles tombe sous le charme d’une femme qu’il suspecte du meurtre de son époux.
Lelouch a rassemblé pour ce film un casting formidable : Michèle Morgan pour son ultime premier rôle sur grand écran forme un duo fort sympathique avec le grand Serge Reggiani, un flic atypique aux méthodes pour le moins borderline. Ensemble, ils tournent une scène d'anthologie dans laquelle Michèle Morgan se prend d'un fou rire après avoir trouvé un clou dans un gâteau. Reggiani constitue aussi avec Philippe Léotard l'autre tandem très attachant de l'histoire, à mi-chemin entre complicité amicale et rapport filial, non sans évoquer le lien entre Ventura et Dewaere dans "Adieu poulet", sorti la même année. Enfin, la mise en scène de Lelouch est une vraie bonne surprise, inventive et malicieuse tout en restant relativement sobre.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Jacques Dutronc, Marlène Jobert, Bruno Cremer, Jacques Villeret, Brigitte Fossey, Jean-Pierre Kalfon, Philippe Léotard, Serge Reggiani
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 2h05
Année de production : 1976
Deux petits truands, Jacques et Simon, constamment poursuivi par le policier Bruno, se lient avec l'entraîneuse Lola La guerre éclate, nos trois amis optent pour la résistance, avant de revenir à leurs activités premières.
Cet angle historique, c’est tout l’intérêt de ce film un peu trop touffu, qui mixe sans complexe la comédie, le suspense, les poursuites en voiture, les histoires d’amour (Claude Lelouch oblige…), mais jette un éclairage inédit sur les agissements de la bande de Bonny & Lafont et le rôle excessivement ambigu de fonctionnaires de police comme celui joué par Bruno Cremer, dont on ne sait plus très bien à la fin, s’il fait partie des « bons » ou des « méchants ». Les aventures du trio campé par Jacques Dutronc, Marlène Jobert et Jacques Villeret, sont sympathiques mais sentent trop souvent l’improvisation. Étalonné en sépia, porté comme toujours par l’agréable BO de Francis Lai, « LE BON ET LES MÉCHANTS » fait partie des réussites de Lelouch, de ces films qu’apprécient même ceux qui ne supportent pas le style du réalisateur. Il est parsemé de moments de grâce, de séquences étonnamment dures (la torture de la baignoire, précisément détaillée). Et Marlène Jobert, charmante et souriante, n’y a peut-être jamais été aussi naturelle. Un joli film mais aussi – et surtout – une intéressante leçon d’Histoire.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Catherine Deneuve, Anouk Aimée, Charles Denner, Francis Huster, Colette Baudot, Jean-Pierre Kalfon, Jacques Villeret
Film français
Genre : drame
Durée : 1h40
Année de production : 1976
Condamnée pour meurtre, Catherine sort de prison après quinze ans de réclusion. En prison, elle s'est fait faire un enfant, Simon. Un pari sur l'avenir. Aujourd'hui, il lui faut réapprendre à vivre libre, retrouver sa place dans la société, et découvrir ce fils dont elle sait peu de choses. Elle retrouve également Sarah, sa meilleure amie, ex-taularde également…
Parmi la cinquantaine de réalisations de Claude Lelouch,"Si c'était à refaire"(1976) a eu le temps de tomber aux oubliettes,alors que paradoxalement,il bénéficie de la présence diaphane de la magnifique et mystérieuse Catherine Deneuve,alors au sommet de sa gloire.Comme toujours chez Lelouch,le script s'efface devant les improvisations à la caméra,les dialogues impromptus et les envolées lyriques si bien coordonnées par la baguette de Francis Laï.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec James Caan, Geneviève Bujold, Francis Huster
Film franco-américain
Genre : western
Durée : 2h15
Année de production : 1977
A Paris, pendant la Commune, Jeanne recontre Francis, un jeune reporter-photographe. Ils tombent amoureux l'un de l'autre et décident de partir vers le Nouveau Monde. En Arizona, ils font la connaissance de David et de sa femme Mary. Celle-ci se fera violer et assassiner en l'absence de son mari, tandis que Francis sera exécuté pour avoir photographié une pendaison. Des années plus tard, Jeanne et David se retrouvent...
En 1977, Lelouch part tourner aux États-Unis Un autre homme, une autre chance avec James Caan et Geneviève Bujold : « J'avais envie de tourner un western, mais je le voulais réaliste. J'aime le western. Les studios souhaitaient que je fasse un jour un film américain. J'ai voulu jouer le jeu du metteur en scène à l'américaine, mais avec la French touch. Un autre homme, une autre chance est un film que j'aime beaucoup, mais qui présente quelques longueurs. ».

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Charles Denner, Jacques Villeret, Jean-Claude Brialy
Film français
Genre : comédie
Durée : 1h45
Année de production : 1978
Robert Goldman et Robert Villiers, deux célibataires timides, se rencontrent dans une agence matrimoniale. Malgré leurs différences de caractère, les deux hommes deviennent amis et lors d'un mariage, ils rêvent que l'un devient vedette de music-hall tandis que l'autre est son imprésario.
L’émotion et le rire alternent tout au long de ce film léger encombré de grands sentiments jusqu’à la naïveté. Charles Denner et Jacques Villeret sont formidables.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Catherine Deneuve, Jacques Dutronc, Jacques Villeret
Film français
Genre : aventures
Durée : 1h55
Année de production : 1979
De Nice à New York, en passant par Marseille, Le Havre et Montréal, un homme et une femme se rencontrent à plusieurs reprises, à cause de circonstances exceptionnelles. Lui est plutôt voyou, mais au fil de leurs relations saccadées, il sera gagné par l'honnêteté de sa partenaire.
Un roman-photo plein de bons sentiments, de belles images et de digressions artificielles. Mais ce film ne convainc toujours pas le réalisateur aujourd'hui : « J'aimais beaucoup le couple Dutronc / Deneuve. Je me disais que l'union de la désinvolture et du cynisme d'un côté, et de la beauté et de la méfiance de l'autre, correspondait bien à l'époque du film… J'étais triste le dernier jour de tournage. Jusqu'au dernier jour, j'ai espéré. Je me suis dit que je n'avais pas bien fait mon métier de metteur en scène car je n'avais pas réussi à obtenir des comédiens LA scène… celle qui reste dans les annales. J'espérais une scène de folie… »

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Robert Hossein, Nicole Garcia, Géraldine Chaplin
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 3h
Année de production : 1980
Sur un demi siècle, à partir de 1936, le destin simultané et croisé de quatre familles de Moscou, Paris, Berlin et New York emportées dans la tourmente de l'Histoire. La vie, la mort, petits et grands évènements s'enchaînent, liés par un gout profond pour la musique, à laquelle s'adonnent leurs enfants, musique qui finit par les réunir tous.
A présent que le concept du film choral - même à grande échelle comme ici - a été maintes fois repris (chez Iñarittu, notamment, avec par exemple Babel), Les Uns et les Autres perd un peu de la magie qu'il offrait au spectateur en 1981. Mais demeure un travail artistique colossal et efficace, qui nous touche plus profondément que jamais lors du final en apothéose... Le film fut un succès ! Claude Lelouch disait à l'époque : « 13 ans après Un homme et une femme, je me retrouve avec Les Uns et les Autres une nouvelle fois en compétition au Festival de Cannes. Et là, je vais pouvoir mesurer l’immense fossé qu’il y a entre le public et la critique, en tous les cas en ce qui concerne mes films. Si la critique a ricané sur moi autant que sur Béjart, le public qui a toujours une âme d’enfant, lui, a follement applaudi ce film. En 1966, la Palme d’or des spécialistes, en 1981, la Palme d’or du public. Les deux sont très agréables, et je souhaite à tout cinéaste de connaître ces deux délices. »

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Evelyne Bouix, Marcel Cerdan Junior, Jacques Villeret, Charles Aznavour
Film français
Genre : drame
Durée : 2h45
Année de production : 1982
Tandis qu’aux Etats-Unis, la chanteuse Edith Piaf pleure la mort de Marcel Cerdan, une autre histoire d’amour, anonyme celle-là, se fait et se défait.
La production du film a commencé tragiquement le 16 juillet 1982. Dans cette matinée, Patrick Dewaere (qui devait incarner Marcel Cerdan) et Evelyne Bouix (qui incarne Piaf dans le film) font des essais caméra avant de tourner l'après-midi. Dewaere et Lelouch déjeunent ensemble, puis l'acteur se retire pour revenir quelques heures plus tard sur le plateau. Dans l'après-midi, on apprend le suicide de Patrick Dewaere... Ne renonçant pas à son projet (et qu'il dédiera à son acteur disparu), Claude Lelouch a eu l'idée saugrenue de faire incarner le rôle de Marcel Cerdan par son propre fils, Marcel Cerdan Junior, qui fut lui aussi boxeur. Le film fut descendu par la critique de l'époque et fut aussi un échec commercial.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Michel Piccoli, Charlotte Rampling, Evelyne Bouix, Charles Aznavour, Jean-Louis Trintignant
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 1h55
Année de production : 1983
Michel Perrin, important industriel, et Sarah Gaucher, comédienne renommée, n'ont a priori rien en commun… et pourtant, ils disparaissent mystérieusement tous les deux le même jour, à la même heure. Et, surtout, réapparaissent trois jours plus tard comme si rien ne s'était passé. Ce qui pourrait sembler n'être qu'une troublante coïncidence, mais le phénomène se reproduit à l'identique peu de temps après…
En 1984, Claude Lelouch réalise Viva la vie, un film dont l'idée lui vient en tête la nuit de la sortie désastreuse du film Édith et Marcel . Cette fiction, coécrite et dirigée par Claude Lelouch, laisse un avis très mitigé. N'évoluant pas dans son univers habituel de charme romantique, le réalisateur se fourvoie un peu avec un scénario trouble. Cette fiction dégage néanmoins un questionnement évident, une évolution intéressante de l'intrigue et une conclusion habile. Le film est aussi sauvé par son admirable casting, avec l'ingénue Evelyne Bouix et les très belles prestations de Michel Piccoli et de Jean-Louis Trintignant, comme toujours débordant de sensibilité.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Annie Girardot, Jean-Louis Trintignant, Evelyne Bouix, Michel Piccoli, Françoise Fabian
Film français
Genre : drame
Durée : 1h50
Année de production : 1985
Invitée d’une émission télévisée, une jeune femme juive, qui vient de publier un livre, se remémore l’histoire de sa famille durant l’Occupation.
Un film qui superpose les époques avec une narration éclatée… le tout dirigé par le concerto pour piano de Rachmaninov, pour être constamment dans l’émotion. Arrive dans ce film une idée qui évoluera peu à peu dans l’esprit de Lelouch et dans ses films : le thème de la réincarnation.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Anouk Aimée, Jean-Louis Trintignant, Richard Berry, Evelyne Bouix, Patrick Poivre d’Arvor, Robert Hossein, Philippe Leroy-Beaulieu, Marie-Sophie Pochat, Jacques Weber, Charles Gérard
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 1h50
Année de production : 1986
Un homme et une femme, qui ont connu une brève histoire d’amour vingt ans auparavant, se retrouvent.
Vingt ans plus tard, Lelouch réunit à nouveau le couple célèbre de « Un homme et une femme » sans retrouver le charme et l’émotion de son film le plus célèbre.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Jean Yanne, Marie-Sophie L., Patrick Bruel, Charles Gérard, Corinne Marchand
Film français
Genre : policier
Durée : 1h45
Année de production : 1987
Receleur de son état, Simon Vérini se voit confier, par un jeune truand surnommé "Mozart", le butin d'un hold-up chez Cartier. Mais la transaction tourne mal : sa femme est tuée sous ses yeux et il est accusé du vol. Simon se retrouve en prison pour 10 ans, après avoir toutefois eu le temps de confier sa fille, Marie-Sophie, à un collège suisse. Lorsqu'il sort, il n'a qu'une idée en tête : se venger...
Claude Lelouch renoue avec le genre policier, qui lui réussit bien mieux que lorsqu’il filme de la philosophie de bazar. Et même si ce film ne vaut pas son polar précédent « A nous deux » qui date de 1979, le réalisateur nous offre un spectacle sympathique qui allie le thriller à la comédie dramatique. On se laisse embarquer dans cette histoire qui tient à peine debout et on finit par y croire. Mais aussitôt vu, le film est aussitôt oublié. La force du film réside dans sa distribution. Jean Yanne, notamment, est tout à son aise dans ce film où le réalisateur a laissé une grande place à l’improvisation des dialogues.

Réalisé par Claude Lelouch
avec Jean-Paul Belmondo, Richard Anconina, Marie-Sophie L
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 2h10
Année de production : 1988
A cinquante ans, Sam Lion, parvenu au faite de la réussite sociale, est un homme fatigué, qui remet totalement en question sa vie. A la barre de son bateau, il fuit les responsabilités qui l'accablent et décide de se faire passer pour mort. Il devra abandonner les êtres qu'il aime et l'empire qu'il a construit pour gagner la liberté qu'il a choisie. Mais, dans la brousse où l s'est réfugié, une rencontre avec un jeune homme placé sur son chemin va le faire changé d'itinéraire et revenir d'une bien drôle de manière.
Le couple inattendu Belmondo-Anconina fonctionne à merveille dans ce film souvent émouvant. Il valut à Belmondo le César du meilleur acteur. Ce fut un des plus grands succès de la carrière de Lelouch : « Avec ce film, on va faire le tour du monde, tourner dans des endroits de rêve et paradoxalement, la scène dont tout le monde se souviendra a été tournée à Paris dans une chambre de bonne (ce fameux face à face entre Jean-Paul et Richard), ce qui montre une fois de plus qu’au cinéma, le plaisir, le rire et les larmes n’ont rien à voir avec l’argent. »

Réalisé par Claude Lelouch.
Avec Gérard Lanvin, Patrick Chesnais, Annie Girardot, Vincent Lindon, Philippe Léotard, Marie-Sophie L., Gérard Darmon, Serge Reggiani, Francis Huster, Jacques Gamblin
Film français.
Genre : comédie dramatique.
Durée : 2h.
Année de production : 1989.
Treize personnages se croisent au moment du passage à l’heure d’été et de la pleine lune.
Claude Lelouch a voulu raconter ces journées où la volonté n'a plus de sens, où notre destin est en ballottage, où une succession de petits riens peut nous faire basculer dans la folie et dans la mort! Construit en spirale, son récit fait converger plusieurs personnages vers une issue fatale: la mort de l'un des protagonistes, annoncée par la voix même du réalisateur dans les premières scènes du film! Sans dévoiler le nom de la victime, Lelouch suit le cours de plusieurs histoires et construit comme un puzzle l'enchevêtrement des destins! Pour entrecroiser les multiples intrigues, il choisit un moment particulier: le passage à l'heure d’été où, sous l'influence de la pleine lune, les vies basculent, les couples se défont, les conflits s'exacerbent! Une œuvre attachante, dramatique par moments, mais ouverte sur l'avenir...

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Gérard Lanvin, Béatrice Dalle, Vincent Lindon, Marie-Sophie L., Patrick Chesnais, Paul Préboist, Isabelle Nanty, Amidou
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 3h25
Année de production : 1991
Un parallèle entre la vie actuelle de plusieurs personnages et celle qu’ils ont vécue voilà plus de deux-mille ans.
Avec La Belle Histoire, Claude Lelouch nous offre un film bouleversant et authentique, une œuvre philosophique exaltée, un condensé des passions et des pulsions de son réalisateur, un film prétentieux diront certains, peut-être un peu, mais la sincérité qui se dégage de la réalisation et l’amour de l’amour par Claude Lelouch nous font oublier le discours parfois maladroit et nous font aimer profondément ce film à part dans l’histoire du cinéma, l’incarnation de la vie sur grand écran, l’un des chef- d’œuvres de Claude Lelouch : « Ce film est né d’une utopie… C’est probablement mon film le plus fou sur l’amour, dans la mesure où je montre et essaye de démontrer qu’un homme et une femme qui croient se rencontrer en 1992 étaient déjà ensemble dans une autre vie, en n’ayant pas peur de friser le ridicule en mouillant Dieu, Jésus, et les fameuses abeilles d’Israël… Alors bien sûr, tout ça, c’est une fable, je ne peux rien prouver… mais c’est peut-être le film le plus déterminé sur mon intime conviction, totalement irrationnelle, sur la réincarnation… Je voudrais simplement remercier tous ceux qui des années après la sortie du film en ont finalement fait un succès et comme on dit aujourd’hui peut être un film culte ou à revoir. »

Réalisé par Claude Lelouch.
Avec Marie-Sophie L., Fabrice Luchini, Francis Huster, Vincent Lindon, Gérard Darmon, Jacques Gamblin
Film français
Genre : comédie
Durée : 1h55
Année de production : 1993
Alors que deux couples partent escalader le Mont Blanc et jouent un jeu adultérin bien dangereux, trois hommes sont en pleine déchéance, perdant leurs femmes et leurs dernières illusions dans une cavale en forme de baroud d’honneur. Tout ce petit monde se retrouve entre les 4 murs austères et résonnants d’un palais de Justice.
Brassant ses thèmes habituels, Lelouch ne signe pas son meilleur film (loin de là) mais une comédie néanmoins plaisante.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Jean-Paul Belmondo, Michel Boujenah, Annie Girardot, Alessandra Martines, Clémentine Célarié, Philippe Léotard, Rufus, Ticky Holgado, Philippe Khorsand, Nicole Croisille, Jean Marais, Micheline Presle, Darry Cowl
Film français
Genre : comédie dramtique
Durée : 2h54
Année de production : 1995
Suite à la mort du Comte de Villeneuve, Henri Fortin, son employé, est accusé à tort de l'avoir assassiné. Envoyé au bagne, il décède lors d'une évasion ratée, laissant ainsi derrière lui sa femme et son fils Henri. Quelques années plus tard, ce dernier, devenu un grand champion de boxe, s'inspire du courage de son père et décide d'aider des juifs persécutés par la Seconde Guerre Mondiale.
Les Misérables de Victor Hugo à la sauce Lelouch. En entrecroisant les destins et les époques, le réalisateur signe, malgré des longueurs et clichés, une fresque touchante portée par un énorme casting.

Réalisé par 41 réalisateurs dont Claude Lelouch
Film danois, espagnol, français, suédois
Genre : documentaire
Durée : 1h25
Année de production : 1995
Les réalisateurs ont dû chacun produire un court métrage en utilisant le Cinématographe original des frères Lumière.
Film tourné pour célébrer le centenaire de l'histoire du cinéma, il fut présenté au 46e Festival de Berlin. Les courts-métrages devaient répondre à trois règles :
Un court métrage ne peut pas être plus long que 52 secondes
Pas de sons synchronisés 
Pas plus de trois prises

Réalisé par Claude Lelouch.
Avec Bernard Tapie, Fabrice Luchini, Pierre Arditi, Alessandra Martines, Ticky Holgado, Anouk Aimée, Ophélie Winter, Caroline Cellier
Film français
Genre : comédie
Durée : 2h02
Année de production : 1996
Une femme docteur se venge d’une liaison passée amère avec un homme, en échangeant son dossier médical avec celui d’un autre homme atteint d’un cancer.
Bernard Tapie fait de bons débuts en tant que comédien dans cette comédie sur la vie, l’amour et la mort. Comme toujours chez Lelouch, son histoire tourne autour des rapports humains, amours, richesse, pauvreté, malheur, bonheur... tout et rien filmé en force mouvements de caméras tournoyantes pour ne pas dire fatigantes. Et en prime dans celui-là, outre la présence incongrue de Bernard Tapie, un chanteur lyrique SDF ridiculement filmé. On a beau être indulgent avec le style du réalisateur, on obtient ici un peu plus de deux heures de vent, de vide, de digressions sur les choses de la vie aussi creuses que vaines. Pas grand chose à garder donc dans ce fourre-tout bavard et ennuyeux.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Alessandra Martines, Pierre Arditi, Marc Hollogne, Geoffrey Holder
Film franco-canadien
Genre : comédie dramatique
Durée : 2h
Année de production : 1998
La quête éperdue et poétique d’une jeune femme qui, à travers le monde, a décidé de filmer les rêves de son fils disparu pour continuer à vivre.
En voyant à la suite plusieurs films de Lelouch, on y trouve un dénominateur commun : l'amour. Ici, ce sont les rencontres faites au hasard qui provoquent des coïncidences qui vont mener à aimer quelqu'un avec qui on ne pensait pas vivre. Si Lelouch est souvent décrié, il ne peut pas l'être pour au moins un point capital ; c'est un excellent directeur d'acteurs mais la trame est un tantinet tirée par les cheveux, et il ya quelques longueurs même si la thèse reste belle. « J’avais envie de réaliser un film sur ce qui me fait le plus peur : apprendre la mort d’un de mes enfants ou de la femme que j’aime. C’était déjà l’un des thèmes périphériques de La belle histoire. Je voulais filmer cet instant infilmable mais surtout montrer comment on peut remonter la pente. Comment continuer à vivre quand on a tout perdu ? Je suis fier de l’avoir fait… Le film n’a pas perdu d’argent. Il a été amorti, alors que l’échec public est absolu. Je crois que c’est un film qui s’adresse aux croyants de la vie »

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Jean-Pierre Marielle, Anne Parillaud, Alessandra Martines, Marianne Denicourt
Film français
Genre : comédie
Durée : 2h
Année de production : 1999
La vengeance, au cours d’un voyage en Concorde, de trois comédiennes déçues par les hommes, qui rêvent de monter « Les trois sœurs » de Tchekhov.
L’œuvre n'est pas exempte de qualité malgré son côté volontairement foutraque, On est dans le léger, dans la dérision et ça ne fonctionne pas si mal, Marielle est excellent Le plaisir avec lequel Lelouch filme ses acteurs et actrices est communicatif.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Jeremy Irons, Patricia Kaas, Thierry Lhermitte, Alessandra Martines, Jean-Marie Bigard, Ticky Holgado, Yvan Attal, Amidou, Sylvie Loeillet, Patrick Braoudé, Claudia Cardinale
Film franco-britannique
Genre : comédie dramatique
Durée : 2h10
Année de production : 2001
Un gentleman-cambrioleur rencontre une chanteuse de jazz au piano-bar du palace dans lequel il échoue. Tous deux souffrent d’une tumeur au cerveau.
Malgré une distribution séduisante., il est difficile tout de même de suivre ces péripéties improbables dans un pays d'Afrique, avec rites vaudous, pèlerinages de guérisons et policiers têtus. On croit en effet peu à cette histoire d'amnésie, et encore moins au déroulement de l'enquête policière. Le mélange entre réalité, rêve, fantasmes ajoute à la confusion de certaines scènes, au lieu de semer le trouble et l'émoi dans le cœur du spectateur. Reste un Lelouch agréable, certes dépaysant et bercé d'une musique reposante telle un voyage, mais qui frôle d'un peu trop près le " soap ".

Réalisé par Claude Lelouch (segment « France ») et 10 autres cinéastes (Youssef Chahine. Alejandro González Iñárritu , Amos Gitai, Shôhei Imamura, Ken Loach, Samira Makhmalbaf, Mira Nair, Idrissa Ouedraogo, Sean Penn, Danis Tanovic)
Film Britannique, Français, Égyptien, Japonais, Mexicain,Américain, Iranien
Genre : drame
Durée : 2h10
Année de production : 2002
C'est le producteur français Alain Brigand qui a eu l'idée de ce film : réunir des réalisateurs du monde entier, afin d'avoir leur vision des attentats du 11 septembre 2001 à New York et Washington, chaque court métrage devant durer 11 minutes, 9 secondes, et 1 image (par allusion symbolique à la date du 11/09/01). L'objectif visé était de proposer une vision alternative multiple à la vision unique des médias.
11'09''01 est une oeuvre hétérogène, constituée de onze points de vue, chacun de onze minutes et neuf secondes plus une image. Cinéaste ou pas, prudence est le maître-mot : il est de bon ton d'être humble face à un tel sujet. Ici, certains films, conçus dans l'urgence, énoncent une réflexion très ambiguë, en particulier chez Amos Gitaï et Ken Loach.
Obejctif-Cinema.com

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Mathilde Seigner, Maïwen, Arielle Dombasle, Agnès Soral, Michel Leeb, Massimo Ranieri
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 1h55
Année de production : 2004
Au milieu de cent destinées qui s’entrecroisent, un couple de chanteurs vogue vers la gloire.
Ce qui sauve - et a toujours sauvé - le cinéaste, reste son excessive sincérité, cette façon qu'il a de se mettre en avant systématiquement, au risque de se perdre totalement. Une honnêteté, une personnalité à fleur de peau, dont le corollaire serait justement cette position de victime qu’il prend souvent. Lelouch aime le cinéma, Lelouch aime les rapports hommes-femmes, et il ne se prive pas pour en parler, pour revenir dessus au risque de tordre une fois de trop le concept du mode d’emploi. En l’état, le film conserve d’indéniables qualités, qui sont celles de tout film du cinéaste: un casting improbable mais réussi, des répliques amusantes, une utilisation audacieuse de la musique, une naïveté – dans l’enchaînement des situations - à toute épreuve, qui peut parfois prêter à sourire, une mise en scène qui navigue entre grandiloquence et sobriété (quoique la caméra s’envole moins que dans les précédents métrages)… On l’aime pour ça, Lelouch. Parce que ses défauts et ses qualités lui sont propres, et qu’il les assume à chaque fois, malgré sa petite guéguerre avec la presse, qu’il maudit et qui le maudit depuis toujours. Parce que chaque nouveau film est un approfondissement de thèmes qui lui tiennent à cœur et auxquels il admet lui-même ne pouvoir renoncer. Un genre à lui tout seul, finalement.

Réalisé par Claude Lelouch.
Avec Mathilde Seigner, Maïwen, Massimo Ranieri
Film français.
Genre : comédie dramatique.
Durée : 1h40.
Année de production : 2005.
En France à la fin du XX ème siècle, les destins croisés d’hommes et de femmes qui tentent de se faire une place dans la vie. Le Courage d'aimer est le triomphe des autodidactes, des outsiders, de ceux qui n'auraient jamais dû être à l'arrivée. Un chanteur des rues...une voleuse à la tire... une serveuse de bar... une bonne à tout faire... et un camelot charismatique.
En 2004, Claude Lelouch sort Les Parisiens, premier volet d'une trilogie intitulée "Le Genre humain". Accueilli fraîchement (euphémisme) par la critique, le cinéaste tente alors de contrer ce dont il parle comme d'une "agression" en offrant une projection gratuite, le 19 septembre, à la séance de 19 h 30, dans les 400 salles où le film est projeté. Le public vient ce soir-là, mais le bouche-à-oreille ne fonctionne pas. Grave échec. Alors que tout espoir de tourner le troisième volet de sa saga est anéanti (le coût de ce voyage à travers le monde aurait été phénoménal), Lelouch tente de se racheter en sortant Le Courage d'aimer, que d'aucuns assimileraient au second volet. En fait, Le Courage d'aimer est une nouvelle version des Parisiens , une seconde chance implorée à l'adresse de spectateurs si peu nombreux qu'ils ne pourront pas se plaindre d'un "déjà-vu". Opportuniste ou sincère, Lelouch a donc réécrit sa copie, dont il soutient que, testée aux Etats-Unis et en Italie sur un public "vierge", elle a suscité l'enthousiasme. Le Courage d'aimer est donc un patchwork, un condensé. Non une suite, mais un montage expurgé de ses séquences les moins convaincantes et augmenté de nouvelles scènes inédites.

Réalisé par Claude Lelouch.
Avec Dominique Pinon, Fanny Ardant, Audrey Dana, Michèle Bernier
Film français
Genre : policier
Durée : 1h45
Année de production : 2007
Judith Ralitzer, femme fatale, auteur à succès, est en quête de personnages pour son prochain best-seller. Un tueur en série vient de s'échapper de la prison de la santé ! Huguette, midinette, coiffeuse dans un grand salon parisien, va changer leur destin. Il y a des rencontres plus fatales que d'autres…
Ce film avait de quoi susciter les pires craintes. Présenté à Cannes sous un improbable pseudonyme (Hervé Picard), Roman de gare est pourtant une jolie surprise qui rappelle que Lelouch est capable d’être un conteur habile à défaut d’être un philosophe. Pourquoi ce stratagème ? A qui voulait l'entendre, le réalisateur s'en est expliqué : blessé par la médiocre réception de ses derniers films, s'estimant victime d'une profonde injustice critique, il aura voulu démontrer que le pseudo-premier film d'un inconnu avait plus de chance de gagner l'estime de la critique que le nouvel opus du cinéaste maudit qu'il estime être devenu. La première réussite du film tient à cette (relative) modestie du cinéaste qui a décidé, cette fois, de resserrer son attention sur quelques personnages et de ne plus avoir la prétention de nous expliquer en long et en large ce qu’est la condition humaine. Cette sobriété se traduit avant tout dans la mise en scène, moins clinquante que d’habitude. Ici, l’artifice n’est pas forcément vain, il ne cache jamais la vacuité d’une situation. Au contraire, il la révèle délibérément. Roman de gare, c’est donc l’économie de ces plans larges à outrance, de ces insupportables mouvements de caméras que l’on retrouvait dans ses précédentes œuvres et débouche sur un distrayant plaisir.

Réalisé par Claude Lelouch (segment « cinéma de boulevard » et 34 autres réalisateurs)
Film français
Genre : sketches
Durée : 1h40
Année de production : 2007
Chacun son cinéma est un film à sketches français réalisé à l'occasion des 60 ans du Festival de Cannes en 2007.
Un bouquet de 33 fleurs filmiques, au parfum forcément inégal mais indubitablement enivrant et original. Format très court oblige, trois minutes, les segments comiques sont les plus efficaces.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Audrey Dana, Laurent Couson, Raphaël
Film français
Genre : drame
Durée : 2h
Année de production : 2010
Paris, 1937. Ilva a quinze ans lorsque sa mère rencontre Maurice, le projectionniste de l'Eden Palace. Après la mort de sa mère, la jeune femme continue à vivre avec lui dans le cinéma. Lors d'un attentat, Maurice est pris en otage par les Allemands et risque l'exécution. Il va plaider sa cause auprès d'un haut fonctionnaire allemand, Horst. Maurice est sauvé au dernier moment et Ilva tombe amoureuse de Horst. Lorsque ce dernier se rend compte que Maurice est un résistant, il quitte Ilva. Pendant ce temps, Simon, un jeune juif qui hésite entre une carrière de pianiste ou d'avocat, est déporté…
"Ces amours là...", un hommage au cinéma, un hymne à l'amour. Les mélomanes apprécieront, les romantiques également. Claude Lelouch, nous pose, essentiellement, deux questions existentielles, à savoir, "Peut-on tout accepter par amour ?" et "Jusqu'où peut-on aller par amour ?". Le tout sur fond de nazisme et des deux guerres mondiales. Une romance amoureuse donc sur fond de tragédie du XXe siècle avec certaines scènes magnifiques et d'autres beaucoup plus larmoyantes.

Réalisé par Claude Lelouch
Film français
Genre : documentaire
Durée : 1h44
Année de production : 2011
Un documentaire retraçant toute la filmographie de Claude Lelouch. Pour les 50 ans des Films 13, le cinéaste y dresse un bilan de sa carrière, assumant échecs et succès, et y montre des images inédites…
D'un film à l'autre est plus qu’une suite d’extraits de films, d’interviews et de making-of (dont certains ont une indéniable valeur historique, comme celui de Un homme et une femme ou les derniers instants de Patrick Dewaere). C’est aussi et surtout la confession d’un auteur qui commente son œuvre et sa vie en toute objectivité. Claude Lelouch nous parle des uns, des autres, des hommes, des femmes, de ses succès aussi retentissants que ses échecs, de sa vie privée si étroitement liée à sa vie de cinéaste.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Johnny Hallyday, Sandrine Bonnaire, Eddy Mitchell
Film français
Genre : comédie dramatique
Durée : 1h44
Année de production : 2014
Un photographe de guerre et père absent, qui s'est plus occupé de son appareil photo que de ses 4 filles, coule des jours heureux dans les Alpes avec sa nouvelle compagne. Il va voir sa vie basculer le jour où son meilleur ami va tenter de le réconcilier avec sa famille en leur racontant un gros mensonge.
On se sent vite bien dans le nouveau Lelouch, dans un pays de connaissance -la vie, l'amour, la mort- même à base de conventions. Tant que Lelouch tient le fil de cette chaleureuse fraternité, il a tout bon. Dommage qu'à un quart d'heure de la fin, il insère une intrigue criminelle qui n'ajoute rien à l'histoire.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Jean Dujardin, Elsa Zylberstein, Christophe Lambert
Film français
Genre : comédie, drame, romance
Durée : 1h53
Année de production : 2015
Antoine ressemble aux héros des films dont il compose la musique. Il a du charme, du succès, et traverse la vie avec autant d’humour que de légèreté. Lorsqu’il part en Inde travailler sur une version très originale de Roméo et Juliette, il rencontre Anna, une femme qui ne lui ressemble en rien, mais qui l’attire plus que tout. Ensemble, ils vont vivre une incroyable aventure…
Claude Lelouch, est de retour avec ce qu’il fait de mieux et ce dont il parle le mieux: L’amour et les aléas du destin. Exalté par son couple-star, lui-même revitalisé par la quête initiatique et spirituelle qu’il entame dans un torrent de couleurs et de parfums, Claude Lelouch signe une véritable renaissance artistique.

Réalisé par Claude Lelouch
Avec Jean Dujardin, Vincent Perez, Béatrice Dalle, Éric Dupond-Moretti, Nadia Farès
Film français
Genre : comédie
Durée : 1h53
Année de production : 2017
Ils ne se connaissent pas, mais tous ont rendez-vous pour décider du sort d’un de leurs semblables. Avant d’être juges, avocats ou jurés, ils sont d’abord des femmes et des hommes au tournant de leurs existences, avec leurs rêves et leurs secrets, leurs espoirs et leurs limites, tous sous un même soleil, chacun avec sa part d’ombre. Dans une jolie ville de province, le temps d’un festival de jazz, la vie va jongler avec les destins…
Un film choral comme les aime Lelouch, où le hasard se mêle aux coïncidences et où la vérité se nourrit de mensonges, mais où la mécanique dramatique apparaît brouillonne et où le résultat, entre séquences réussies et autres qui tombent à plat, est passablement inégal.
Réalisé par Claude Lelouch
Avec Jean-Louis Trintignant, Anouk Aimée, Souad AmidouFilm français
Genre : romance, drame
Durée : 1h30
Année de production : 2019
Ils se sont connus voilà bien longtemps. Un homme et une femme, dont l’histoire d’amour fulgurante, inattendue, saisie dans une parenthèse devenue mythique, aura révolutionné notre façon de voir l’amour.
A travers ses personnages légendaires, Claude Lelouch rend d’abord hommage à des comédiens qu’il aime plus que tout. C’est une relation tendre, légère et loufoque qui anime les deux personnages, dont la vieillesse et les regards émeuvent.









Réalisé par Claude Lelouch
Comédie dramatique, romance, musical
Avec Sandrine Bonnaire, Gérar Darmon, Ary Abittan
France
2021
Les trois A : L’AMOUR, L’AMITIÉ et L’ARGENT sont les trois principales préoccupations de l’humanité. Pour en parler le plus simplement possible, Gérard, Ary et Philippe ont fait connaissance il y a 20 ans, à leur sortie de prison, et se sont tout de suite posé la vraie question : Et si l’honnêteté était la meilleure des combines ? Aujourd’hui, ils sont inséparables et scrupuleusement vertueux… Mais Gérard apprend qu’il souffre d’un mal incurable. Le sachant condamné, Ary et Philippe veulent lui offrir sa dernière histoire d’amour… car Gérard a toujours répété que l'amour c’était mieux que la vie. 


Finalement
Réalisé par Claude Lelouch
Avec Kad Merad, Elsa Zylberstein, Michel Boujenah
Comédie dramatique, Musical, Romance
1h59
2025
France
Dans un monde de plus en plus fou, Lino, qui a décidé de tout plaquer, va se rendre compte que finalement : tout ce qui nous arrive, c’est pour notre bien !
On peut, paresseusement attendri par la bonhomie des acteurs, se laisser porter au fil de l’eau par ce film-fleuve, tendre et tranquille. On peut aussi y trouver le temps long, bailler au son de la trompette d’Ibrahim Maalouf et s’endormir sur la chanson-titre signée Didier Barbelivien. Finalement…