Avec
Orson Welles, Everett Sloane, William Alland, Joseph Cotton, Dorothy Comingore,
Ray Collins, George Coulouris, Agnes Moorehead, Paul Stewart, Ruth Warrick,
Erskine Sanford
Film
américain
Genre
: comédie dramatique
Durée :
1h59
Année
de production : 1940
A la mort du milliardaire Charles Foster Kane, un grand magnat de la
presse, Thompson, un reporter, enquête sur sa vie. Les contacts qu'il
prend avec ses proches lui font découvrir un personnage gigantesque,
mégalomane, égoïste et solitaire.
Le
film qui marqua toute l’histoire du cinéma. Un chef-d’œuvre qui surprend encore
par son aspect novateur, ses inventions stylistiques, sa beauté formelle et sa
construction narrative.
La
Splendeur des Amberson
Réalisé
par Orson Welles
Avec Tim Holt, Joseph Cotten, Dolores Costello,
Anne Baxter, Agnes Moorehead, Ray Collins, Erskine Sanford, Richard Bennett
Film
américain
Genre
: drame
Durée :
1h28
Année
de production : 1942
Au
tournant du XX ème siècle, la décadence d’une famille bourgeoise croise
l’ascension d’un autre clan.
Le déclin d’une dynastie
néo-aristocratique donne lieu à un film éclatant par son génie créatif,
notamment dans l’utilisation du plan-séquence.
Le criminel
Réalisé
par Orson Welles.
Avec
Orson Welles, Edward G. Robinson, Loretta Young, Philip Merivale, Richard Long.
Film
américain.
Genre
: policier.
Durée :
1h35.
Année
de production : 1946.
Un
inspecteur relâche un ancien chef de camp d’extermination nazi, dans l’espoir
qu’il le mènera sur les traces de son supérieur. Mais le criminel échappe à sa
surveillance.
Sur
un scénario de John Huston, Orson Welles réalise ce film mineur dans sa
filmographie
qui n’atteint pas la perfection de La
Soif du Mal et de La Dame de
Shanghaï ses deux autres films noirs. Cependant, il n’en est pas
moins passionnant. Car Welles parvient, malgré un scénario trop manichéen et prévisible, à
transformer un simple script de série B en véritable leçon de mise en scène.
Réalisé
par Orson Welles
Avec Orson Welles, Rita Hayworth, Everett
Sloane, Glenn Anders
Film
américain
Genre
: drame
Durée :
1h25
Année
de production : 1946
Le
marin Michael O'Hara vole au secours d'Elsa Bannister, aux prises avec des
malfaiteurs. Le lendemain, le mari de celle-ci embauche le matelot sur son
yacht pour une croisière. Une idylle naît entre Michael et Elsa, surprise par
Grisby, l'associé de Bannister. Celui-ci veut conclure avec le jeune marin un
étrange marché...
Orson
Welles adapte un obscur polar de Sherwood King, et en fait un chef-d'oeuvre,
étonnant une fois de plus par l'originalité de ses cadrages et de ses angles de
vue. Welles nous mène sur de fausses
pistes jusqu’au final éblouissant. dans la galerie des glaces. La
Dame de Shanghai est une forme de conclusion en apothéose d'un genre
typiquement hollywoodien mais déjà expirant - le film noir à héroïne
mortellement vénéneuse -, dont l'esthétique fébrile, violemment baroque,
bouscule toutes les conventions. Entrepris après des insuccès publics, le film
devait, grâce à la présence de sa vedette Rita Hayworth, assurer enfin la
réussite commerciale d'un réalisateur salué jusqu'ici par la seule critique. L'échec
de sa sortie est à la mesure des espérances, immense, et il scelle le destin
d'un créateur trop irréductiblement original et imprévisible pour que le
système hollywoodien puisse prétendre le domestiquer.
Avec
Orson Welles, Jeannette Nolan, Edgar Barrier, Roddy McDowall
Film
américain
Genre
: drame
Durée :
1h50
Année de production : 1948
Obsédé
par une prophétie, un fou sanguinaire écrase tous ceux qui s’opposent à sa
marche vers le pouvoir.
Macbeth
reprend la mise en scène de la pièce montée par Welles avec sa compagnie du
Mercury Theater. En 1948, un petit studio indépendant, spécialisé dans le
western, accepte de financer Macbeth, dont Orson Welles dissimule la pauvreté
des décors dans un brouillard artificiel. Le résultat est saisissant
d'étrangeté et de mystère, avec des longs plans-séquence et une volonté de
stylisation de Welles pour cette adaptation passionnante.
Avec
Orson Welles, Suzanne Cloutier, Michael
McLiammoir
Film
français, italien, marocain, américain
Genre
: drame
Durée :
1h35
Année de production : 1952
Iago,
officier fourbe et intrigant de la flotte vénitienne, manipule l'entourage du
général Othello dont il veut la perte.
En
disgrâce avec les producteurs américains, en particulier parce qu'il figure sur
la liste noire de la MPAA (Motion Picture Association of America), qui refuse
d'employer des artistes supposés de tendance communiste, Welles va jouer de
nombreux rôles pour financer son nouveau projet : Othello. Quatre années
de labeur dans des conditions moins qu’idéales, un tournage difficile, éclaté
et sporadique sans cesse interrompu faute d’argent ou d’acteurs, une année complète
de montage... Conséquence de ce tournage fauché et déployé sur plusieurs mois, le
montage est d'un rythme survolté. Les plans se succèdent de façon effrénée. Le
drame se joue en quelques ellipses et champs-contrechamps avec une foule de
gros plans (parfois très gros) pour éviter de trahir l'arrière-plan qui, d'un
pays à l'autre, n'est évidemment plus raccord. Alliant son amour pour
Shakespeare
et l’expression théâtrale à son génie purement cinématographique et son
penchant pour l’expérimentation formaliste, Welles a conçu une œuvre
visionnaire en parfait équilibre entre le classicisme et la modernité.
Palme
d'Or au Festival de Cannes en 1952.
Réalisé
par Orson Welles
Avec
Orson Welles, Gordon Jackson, Paola Mori, Michael Redgrave, Patricia Medina,
Akim Tamiroff, Suzanne Flon, Katina Paxinou, Mischa Auer, Robert Arden, Peter
Van Eyck, Jack Watling
Film
franco espagnol
Genre
: policier
Durée :
1h36
Année
de production : 1955
Devenu
amnésique, Arkadin, riche marchand d’armes, engage un aventurier pour enquêter
sur son passé. A fur et à mesure que l’apprenti détective remonte le fil de son
histoire, les témoins disparaissent un à un…
A
la croisée de «Citizen Kane» (pour cette biographie d'un magnat racontée en
flash-back), du «Procès» (pour cet attrait de Welles pour le grotesque des
visages) et du «Troisième Homme» de Reed (pour ces ombres portées, ces cadrages
obliques et ce personnage d'ex-traficant au passé trouble, le scénario étant
d'ailleurs directement adapté d'une histoire radiophonique d'Harry Lime), Mr.
Arkadin est un film sur les mensonges, la manipulation, les apparences ainsi
qu’un envoûtant voyage dans une Europe fantasmée, baroque et inquiétante.
Welles signe là un chef-d’œuvre – trop méconnu – du polar noir.
Réalisé
par Orson Welles
Avec
Marlene Dietrich, Charlton Heston, Janet Leigh, Orson Welles, Ray Collins,
Joseph Cotten, Zsa Zsa Gabor, Mercedes McCambridge, Akim Tamiroff, Dennis
Weaver, Keenan Wynn
Film
américain
Genre
: policier
Durée :
1h33
Année
de production : 1958
Un
homme d’affaires et sa maîtresse meurent dans l’explosion de leur voiture dans
une ville-frontière. Un flic qui a tout vu, décide de mener l’enquête avec le
chef de la police locale.
Démarrant
son film sur un plan séquence explosif d'une splendeur sans précédent et le
terminant sur la sublime silhouette de Marlène Dietrich se perdant dans la
nuit, Welles surprend et éblouit de bout en bout avec ce splendide film noir,
véritable anthologie de morceaux de bravoure.
Réalisé
par Orson Welles
Avec
Anthony Perkins, Jeanne Moreau, Romy Schneider, Orson Welles, Suzanne Flon,
Arnoldo Foa, Jess Hahn, Fernand Ledoux, Michael Lonsdale, Elsa Martinelli,
Katina Paxinou, Madeleine Robinson, Akim Tamiroff, Maurice Teynac
Film
italien, ouest-allemand, français
Genre
: drame psychologique
Durée :
2h
Année
de production : 1963
Un
petit fonctionnaire besogneux est arrêté. Une justice absurde lui reproche sa
qualité d’homme.
A
partir du roman de Kafka, Welles construit une vertigineuse descente aux
enfers, un cauchemar surréaliste.
Réalisé
par Orson Welles
Avec Orson Welles, Margaret Rutherford, John
Gielgud, Marina Vlady, Jeanne Moreau
Film
hispano-suisse
Genre
: drame
Durée :
1h53
Année
de production : 1965
Les
frasques du prince de Galles, fils d'Henry IV, roi d'Angleterre, et de son ami
Falstaff, grand buveur, mangeur et voleur par-devant l'éternel. Accédant au
pouvoir, Henry V envoie son ami en exil ou ce dernier meurt de chagrin.
La
plus joyeuse et crépusculaire à la fois de ses adaptations de Shakespeare, la
plus profondément accordée aussi aux préoccupations de Welles qui revient à sa
chère Espagne pour réaliser un projet (l'audacieuse synthèse de plusieurs
pièces de Shakespeare) qu'il avait déjà tenté à la scène en 1939 et 1960. Orson
Welles considérait ce film comme son meilleur film avec Le Procès. Il apparaît
à certains critiques comme son œuvre la plus achevée.
Avec
Orson Welles, Jeanne Moreau, Roger Coggio, Norman Eshley
Film
français
Genre
: fantastique
Durée :
55 min
Année
de production : 1967
Un
vieillard richissime, obsédé par une légende de mains, s’identifie au
personnage du récit et tente de lui donner vie, avec l’aide de son comptable.
Tourné
originellement pour la télévision française, ce moyen métrage onirique d’Orson
Welles a fini par sortir en salles car considéré comme très bon. C’est une
méditation funèbre sur la nécessité des contes et la vanité de leur mise en
scène. La flamboyance des œuvres précédentes s'assagit ici, comme glacée par
la lassitude. Welles n'a que cinquante-deux ans. C'est le dernier film de
fiction qu'il livrera au public.
Avec
Orson Welles, Oja Kodar, Christian Odasso
Film
franco-irano-allemand
Genre
: documentaire
Durée :
1h25
Année
de production : 1973
Un
film essai d'Orson Welles sur "le délicieux mensonge" de l’œuvre
d'art, une variation sur les rapports du créateur avec sa création et toute la
vérité sur un des plus grands faussaires, Elmyr de Hory.
F
for Fake constitue un prodigieux tour de magie cinématographique autour de
l'imposture en art. Welles est parti d'images, filmées par François
Reichenbach, représentant le célèbre faussaire Elmyr de Hory, auquel Clifford
Irving consacra un livre. Ce journaliste n'a-t-il pas lui-même commis un faux
en produisant une prétendue autobiographie d'Howard Hughes, ce milliardaire
invisible et mythique qui a hanté l'œuvre du cinéaste ? Affublé de la cape et
du chapeau des prestidigitateurs, Welles en vient à parler de lui-même, de ses
mythifications célèbres, images à l'appui, avant de se jouer une nouvelle fois
du spectateur à travers une superbe jeune femme, Ojar Kodar, qui aurait servi
de modèle à Pablo Picasso ; Mais le peintre n'a-t-il pas autorisé toutes les
supercheries, lui qui a dit "la vérité est un
mensonge" ? "Un mensonge qui fait comprendre la
réalité" ajoute Welles, qui remet ainsi en question la conception capitaliste
de l'art et rejoint "la mystique de l'art gothique triomphant".
Avec
Orson Welles, Michael McLiammoir, Hilton Edwards
Film
RFA USA
Genre
: documentaire
Durée :
1h24
Année
de production : 1978
Orson
Welles se présente dans une salle de montage. Il raconte l'histoire du tournage
d'Othello (naissance du projet, difficultés à trouver les finances...)
et disserte sur l'importance du montage.
Réalisé
par Jess Franco et Orson Welles
Avec
Francisco Reiguera, Akim Tamiroff, Orson Welles, José Mediavilla, Juan
Carlos Ordóñez, Constantino Romero, Fernando Rey
Film
italo américain
Genre :
aventures
Durée :
1h55
Année
de production : 1992
Dans
l’Espagne des années 1960, un monsieur un peu fou, grand lecteur de romans de chevalerie,
entreprend de traverser le pays à cheval, accompagné d’un fidèle écuyer, afin
d’accomplir de grandes actions de chevalier et de conquérir le cœur d’une
femme.
Don
Quichotte est un film mythique d’Orson Welles, tourné par morceaux sur une très
longue période et inachevé. Pour des raisons économiques et de liberté
créatrice, le film muet, Noir et Blanc, sans script, sans scénario avec une
caméra portable a été tourné de Paris, au Mexique, en Italie ou en Espagne au
gré de l’inspiration. Welles débute le tournage en 1955 à Paris puis le reprend
en 1957 avant de l’interrompre à nouveau en 1959 puis le reprend en 1961. En
1964 le film est « terminé » une première fois. Welles garde le film
par devers lui, il en est le producteur et ne semble pas en être satisfait. Il
continue à tourner des séquences, toujours en muet. Welles remonte une deuxième
fois le film dans les années 1970, puis semble à nouveau abandonner le projet,
insatisfait, cherchant de nouvelles solutions. Selon
l’aveu même du cinéaste, Don Quichotte
n’est pas resté inachevé pour cause de manque de moyens. Ce film apparaissait
pour Welles comme une sorte de Work in progress, un « exercice privé » réalisé
au fil des ans de façon indépendante, sans obligation, sans contrainte de
temps. En 1991, les ayants droit d’Orson Welles proposent à Jess Franco de terminer
le film de manière à pouvoir « le » sortir en salle en 1992. Jess
Franco est un réalisateur de films fantastiques qui avait été
l’assistant-réalisateur de Welles sur Falstaff. Il
s’approprie le matériel de Welles pour donner une lecture
« possible » des rushes en moins de deux heures. Accumulation de rushes sans
réelle cohérence, le film apparaît comme un magma d’une rare laideur, que le
cinéaste aurait sans doute dynamité par la suite – comme il l’avait fait pour Othello. Cependant on retrouve dans cette adaptation à la
fois fidèle et iconoclaste de Cervantès la passion de Welles pour l’Espagne, et
des affinités avec l’art de Pasolini et Buñuel. Le film s’inscrit dans
l’œuvre du cinéaste, à travers un nouveau personnage marginal, rejeté,
démiurgique, finalement proche de son Charles Foster Kane ou surtout de son
Arkadin.
Avec Miguel Ferrer, Carmen Miranda, Grande Otelo,
Orson Welles
Film
Etats-Unis, France
Genre
: comédie dramatique
Durée :
1h27
Année
de production : 1993
Lorsque
le 7 décembre 1941 l’attaque japonaise sur Pearl Harbour précipite les
États-Unis dans la guerre. Nelson Rockefeller, actionnaire de la RKO, et le
président Roosevelt lui-même demandent à Welles de tourner un film au Brésil,
ce qui faciliterait les relations avec ce pays, que les États-Unis voudraient
voir à leurs côtés pendant le conflit mondial. Car le Brésil est dirigé par le
dictateur Vargas et certains membres de son gouvernement sont des sympathisants
nazis. On commande à Welles un film consensuel, voire touristique, dont le
thème est tout trouvé : le carnaval de Rio. Welles arrive sur place sans
scénario, en sachant seulement que trois histoires composeront It’s All True. Très vite, Orson Welles se passionne pour un
fait divers social et politique : l'odyssée héroïque de quatre pêcheurs
brésiliens partis du Nordeste, qui ont parcouru 2500 kilomètres sur leur
jangada, pour dénoncer leur misère. Mais le sort s'acharne contre Welles :
furieux des orientations données au film,
les nouveaux dirigeants de la RKO décident d’ajourner la production. Le
réalisateur se retrouve donc seul avec un film qu'il ne pourra jamais finir.
Avec le peu d’argent qui lui reste, le cinéaste décide d’achever l’épisode,
« Four men on a raft » avant de retourner aux États-Unis. À
Hollywood, sa réputation est faite : Welles est un irresponsable, un
réalisateur incontrôlable qui gaspille l’argent de la production. Il ne trouve
plus un seul dollar pour achever son ouvre, ni même pour monter Quatre
Hommes sur un radeau, seul épisode entièrement tourné. On ne sait même pas
ce qu’est devenu le négatif. Pourtant plus de quarante ans après, en 1985, les
bobines de It’s All True sont retrouvées dans un entrepôt. Welles, âgé
de soixante-dix ans - il mourra quelques mois plus tard - demande alors à ses
amis (Richard Wilson, Myron Meisel et Bill Krohn) de ressusciter autant que
possible, sur ses indications, l’ouvre perdue. Une version restaurée du film
est alors montée à partir des indications du cinéaste. "It's All
True" s'ouvre par le récit de l'épopée de Welles au Brésil, à travers les
témoignages de ceux qui ont travaillé avec lui et nous montre les survivants,
fils ou cousins des pêcheurs que Welles a filmés, et qui considèrent ce film
comme leur héritage. Suit l’
épisode de cinquante minutes, « Four men on a raft ».















